Stamford Bridge ne connaissait pas son nom
Deux frappes en six minutes à Stamford Bridge, et l'ailier de Hull City s'est invité dans la première liste de Brahim Hemdani. Personne ne l'attendait là.
Il y a des soirs où un joueur bascule dans une autre catégorie en l'espace de six minutes. Bachir Belloumi a vécu le sien le 12 septembre, à Stamford Bridge.
Six minutes qui changent une trajectoire
Hull City ne se déplaçait pas chez Chelsea avec l'idée d'y prendre quelque chose. À la 28e minute, l'ailier algérien sanctionne une erreur de relance de Jorrel Hato et égalise. Six minutes plus tard, il remet ça et donne l'avantage aux siens. Deux buts, ses deux premiers en Premier League, dans l'un des stades les plus exigeants du pays. Le match se terminera sur un nul (2-2), mais le résultat n'était déjà plus le sujet. Sorti à l'heure de jeu, Belloumi a quitté la pelouse avec le sentiment d'avoir fait passer un message que personne n'attendait de lui.
Un profil qui manquait dans le couloir droit
Ce qui frappe dans son doublé, ce n'est pas seulement l'efficacité, c'est la manière. Deux situations différentes, deux prises de décision immédiates, aucune hésitation au moment de déclencher. Dans le couloir droit, les Verts n'avaient plus de joueur capable de peser dans la surface adverse sans repasser par un temps de réflexion. Anis Hadj Moussa apporte la percussion, Ilan Kebbal le dernier geste, Belloumi apporte autre chose : il attaque l'espace et il termine.
Brahim Hemdani n'a pas tergiversé. Cinq jours après le match, le nouveau sélectionneur l'intégrait à sa première liste de 26 joueurs, aux côtés de Kebbal, d'Himad Abdelli et d'Adem Zorgane. Trois rendez-vous attendent le groupe : la Zambie le 25 septembre et le Burundi le 29, comptant pour les qualifications à la CAN 2027, puis le Niger en amical le 6 octobre.
Et soyons francs...
un doublé ne fait pas un international. Le football algérien a connu suffisamment de coups d'éclat sans lendemain pour savoir qu'une soirée réussie à Londres ne garantit rien à Lusaka. La Premier League offre des espaces que les défenses africaines regroupées ne concèdent jamais. Belloumi devra prouver qu'il sait aussi exister quand le terrain se referme, quand il n'y a plus de profondeur à attaquer et qu'il faut éliminer dans un mouchoir de poche.
Le vrai test commence maintenant
La question n'est pas de savoir s'il mérite sa convocation : il l'a méritée sur le terrain, devant tout le monde, et c'est le genre d'argument qui ne se discute pas. La question est de savoir ce que Hemdani en fait. Titulaire d'entrée pour installer un signal fort dès son premier match sur le banc ? Joker de fin de match, dans un contexte où les défenses adverses fatiguent et où sa qualité de déplacement peut faire la différence ?
Une chose est certaine... le sélectionneur ne l'a pas appelé pour le faire asseoir pendant trois semaines. Un stage de quinze jours, du 21 septembre au 6 octobre, donne largement le temps de regarder un joueur, de le confronter au groupe et de trancher.
Le jour où Bachir Belloumi marquera son premier but en vert, cette soirée de Stamford Bridge apparaîtra pour ce qu'elle a peut-être été : le point de départ.
*Sources : La Gazette du Fennec, TSA, Foot Mercato, L'Express DZ.*
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