Bensebaïni patron, mais avec qui ?
Mandi a rangé les crampons internationaux et Ahmed Touba retrouve la sélection. Derrière Ramy Bensebaïni, la hiérarchie défensive reste à écrire.
Une retraite internationale se règle en un communiqué. Son remplacement, lui, prend des mois. Depuis qu'Aïssa Mandi a mis un terme à sa carrière en sélection après le Mondial 2026, l'axe défensif algérien attend d'être redessiné.
Un repère en moins
Mandi, ce n'était pas seulement un défenseur central. C'était le joueur qui parlait, qui replaçait, qui gérait les vingt dernières minutes quand le bloc reculait. Ce genre de présence ne se remplace pas par une simple convocation. Ramy Bensebaïni hérite naturellement du statut de cadre principal de cette défense : expérience européenne au plus haut niveau à Dortmund, caractère, capacité à porter le ballon vers l'avant. Reste à lui trouver un partenaire.
Neuf défenseurs, trois profils
Brahim Hemdani a retenu neuf défenseurs dans sa première liste. Le retour d'Ahmed Touba, aujourd'hui au Panathinaïkos, est le choix le plus lisible : un profil de central droit, habitué aux matchs à enjeu, capable de prendre la parole dans une charnière. Zineddine Belaïd, à Al-Taawoun, offre une autre lecture, plus posée, plus dans l'anticipation.
Le sélectionneur a aussi ouvert la porte au championnat national avec Achraf Abada et Saâdi Radouani, tous deux de l'USM Alger, un signal qui n'est jamais anodin dans le contexte algérien. Sur les côtés, la question ne se pose pas dans les mêmes termes : Rayan Aït-Nouri à Manchester City et Jaouen Hadjam, transféré à Brighton fin août, donnent aux Verts un niveau de latéraux que peu de sélections africaines peuvent afficher. Samir Chergui et Sohaib Naïr complètent le groupe.
Et soyons francs...
la réussite d'une charnière ne se décide pas sur le papier. Deux bons défenseurs ne font pas automatiquement une bonne association. Il faut des automatismes, une répartition claire des rôles sur les coups de pied arrêtés, un accord tacite sur qui monte et qui couvre. Ces réglages-là s'acquièrent en match, et Hemdani n'a que deux rencontres officielles avant la trêve pour commencer à les installer.
Deux matchs pour trancher
La Zambie le 25 septembre, le Burundi le 29 : deux adversaires qui ne joueront pas de la même manière. Les Zambiens aiment attaquer la profondeur et mettre de la vitesse dans le dos de la défense, ce qui posera une vraie question sur le placement de la ligne. Le Burundi, plus regroupé, obligera plutôt les centraux à ressortir proprement sous pression. Deux examens complémentaires, ce qui tombe bien pour un sélectionneur qui cherche encore ses réponses.
Une chose est certaine... le stage du 21 septembre au 6 octobre, conclu par un amical face au Niger, constitue une fenêtre rare. Un sélectionneur dispose rarement de quinze jours consécutifs avec son groupe.
Le jour où cette charnière tiendra deux matchs de suite sans trembler, on saura que l'après-Mandi a vraiment commencé.
*Sources : La Gazette du Fennec, Foot Mercato, L'Express DZ, Observalgérie.*
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