Mahrez : un club turc entre dans la course cet été
Libre depuis son départ d'Arabie saoudite, l'ailier algérien voit une nouvelle piste s'ouvrir en Turquie. Un championnat taillé pour lui, ou un pas de côté de trop ?
Le nom de Riyad Mahrez continue de circuler sur tous les marchés de la planète football. Après l'Espagne, les Émirats et quelques pistes plus exotiques évoquées ces dernières semaines, c'est désormais du côté de la Turquie qu'un club a manifesté son intérêt pour l'ailier algérien.
Un joueur libre, et donc une opportunité pour tout le monde
Depuis son départ d'Al-Ahli, Mahrez n'est plus lié à un club. Ce statut change tout. Un joueur de ce calibre disponible sans indemnité de transfert, c'est le genre de dossier qu'aucun directeur sportif ambitieux ne laisse passer sans au moins passer un coup de fil. Les clubs turcs, eux, ont fait de ce marché une spécialité : recruter des noms connus en fin de cycle européen, leur offrir un stade bouillant et une exposition continentale.
À 35 ans, Mahrez n'est plus le joueur qui portait Leicester puis Manchester City vers les titres. Mais il reste l'un des rares gauchers du continent africain capables de créer un déséquilibre sur trois mètres. Le talent ne s'use pas au même rythme que les jambes.
Pourquoi la Turquie a du sens, et pourquoi elle interroge
Sur le papier, le championnat turc offre à Mahrez un environnement adapté : intensité maîtrisée, forte dimension technique, ferveur populaire, et une visibilité européenne réelle grâce aux coupes continentales. Les Algériens installés en Turquie savent que ce football-là ne pardonne rien à ceux qui viennent chercher un dernier chèque, mais qu'il porte ceux qui s'y investissent vraiment.
L'interrogation est ailleurs. Après l'Angleterre puis l'Arabie saoudite, chaque nouveau choix de Mahrez est scruté comme une déclaration d'intention. Une partie des supporters algériens espère le voir revenir dans un championnat plus exigeant physiquement pour terminer sur une note haute. Une autre estime qu'à cet âge, le confort, la famille et le plaisir de jouer priment sur le prestige de l'écusson.
Et soyons francs : Mahrez a suffisamment donné pour choisir sa fin de carrière sans avoir à la justifier.
Ce que ce dossier dit du marché algérien
La multiplication des pistes autour de son nom raconte quelque chose de plus large. Les internationaux algériens ne sont plus cantonnés à un axe France-Ligue 1 comme au temps où la diaspora suivait deux ou trois joueurs à la télévision publique. Aujourd'hui, un Algérien peut être courtisé la même semaine par l'Espagne, le Golfe et la Turquie. Le rayonnement du football algérien se mesure aussi à cela.
Pour les supporters de Paris, Bruxelles ou Montréal, la question n'est plus "où va-t-il signer" mais "où le verra-t-on encore jouer libre, sans blessure, avec le sourire". Car c'est bien cette image-là que sa génération laissera : celle d'un joueur qui a rendu le football algérien lisible aux yeux du monde entier, dans la lignée de ce que Belloumi et Madjer avaient ouvert bien avant lui.
La décision lui appartient
Rien n'est signé, rien n'est bouclé. Un intérêt n'est pas un accord, et Mahrez a montré par le passé qu'il savait prendre son temps quand une décision engageait la suite de sa carrière.
Une chose est certaine : où qu'il aille, il y aura un stade rempli d'Algériens le jour de sa première titularisation. Reste à savoir dans quelle langue on chantera son nom cette saison.
*Source : DZfoot*
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