Abdelli à l'OM : "Je n'espère pas partir", avant Monaco
Interrogé sur les rumeurs de départ à quelques heures de Monaco-OM, l'international algérien a coupé court. Mais un club peut-il retenir un joueur qu'il n'a pas prévu d'aligner ?
Une phrase, dix mots, et une position claire. À la veille du premier déplacement de la saison de l'Olympique de Marseille, à Monaco, Himad Abdelli a été mis face aux rumeurs qui entourent son avenir. Sa réponse a été nette : "Je n'espère pas partir ! J'ai beaucoup travaillé pour être à l'OM."
Une déclaration qui en dit long sur le chemin parcouru
Dans ce genre d'exercice, la plupart des joueurs se réfugient derrière les formules d'usage. Abdelli, lui, a choisi de parler d'effort. "J'ai beaucoup travaillé pour être à l'OM" : ce n'est pas la phrase d'un joueur arrivé par hasard, c'est celle d'un joueur qui a conscience du prix payé pour porter ce maillot-là. Le Vélodrome n'est pas un club comme les autres, et les internationaux algériens qui y sont passés le savent : on n'y entre pas, on y est adopté ou rejeté.
Et soyons francs : dire publiquement "je veux rester" en plein mercato, c'est prendre un risque. Cela ferme des portes, cela met une pression sur le staff, cela expose le joueur si la décision finit par lui échapper.
Un mercato marseillais encore inachevé
Le timing n'est pas neutre. À quelques jours de la clôture du marché, l'OM sort d'une victoire large contre Strasbourg (4-0), mais son mercato reste en suspens. Leonardo Balerdi est parti à la Roma, et le coach Genesio a lui-même reconnu ne pas avoir vu arriver la moindre recrue à la date du 29 août, malgré ses attentes affichées. Autrement dit : l'équipe se cherche encore, et chaque départ pèse plus lourd que d'habitude.
Dans ce genre de période, un milieu qui affirme son attachement au projet donne un signal utile au vestiaire. Reste que les clubs ne fonctionnent pas à l'affect en fin de marché. Les équilibres financiers et le nombre de joueurs par poste tranchent souvent avant les sentiments.
Ce que la diaspora attend de lui
Pour les supporters algériens de France, de Belgique ou du Canada, Abdelli à l'OM représente quelque chose de particulier. Marseille, c'est la ville où l'histoire algérienne et l'histoire du football français se croisent en permanence, dans les tribunes comme dans les quartiers. Voir un international algérien s'y installer durablement, ce n'est pas seulement une ligne de statistique : c'est une présence.
Mais la sélection ne se joue pas sur les symboles. Elle se joue sur le temps de jeu. Un joueur qui reste par fidélité mais qui joue peu se retrouve rapidement en difficulté quand vient la liste du sélectionneur. C'est le vrai dilemme d'Abdelli : rester où il a rêvé d'aller, ou jouer là où on l'attend chaque week-end.
Monaco, un premier vrai examen
Le déplacement à Monaco, dimanche soir, arrive au meilleur moment pour lui. Un match de haut de tableau, une équipe joueuse en face, et une occasion de prouver que sa déclaration n'était pas qu'une phrase de circonstance. Les mots convainquent une semaine, le terrain convainc une saison.
La fenêtre du mercato se referme bientôt. Abdelli a dit ce qu'il voulait. À l'OM maintenant de dire ce qu'il compte en faire.
*Source : Maritima*
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