Boudaoui à Al Ittihad : Nice confirme, l'accord est proche
Roger Ricort a reconnu publiquement les négociations avec Al Ittihad. Après sept saisons à Nice, Boudaoui s'apprête à quitter la Ligue 1 : bon calcul ?
Sept ans, 173 matchs de Ligue 1, une place de titulaire arrachée saison après saison. L'histoire entre Hicham Boudaoui et l'OGC Nice touche à sa fin, et cette fois ce n'est plus une rumeur de fin d'été : c'est le club lui-même qui l'a dit.
Quand le directeur sportif confirme, l'affaire est lancée
Roger Ricort, directeur sportif niçois, n'a pas cherché à éteindre l'incendie. "C'est vrai. Il n'y a pas encore d'accord définitif entre les deux clubs, mais l'accord est très proche", a-t-il lâché. En langage mercato, cette phrase-là vaut signature. Al Ittihad, l'un des poids lourds de la Saudi Pro League, avancerait autour de dix millions d'euros pour racheter la dernière année de contrat du milieu algérien, lié aux Aiglons jusqu'en juin 2027.
À 27 ans, avec un bail qui expire dans dix mois, la fenêtre était étroite. Pour Nice, laisser filer gratuitement un joueur formé au Paradou AC et devenu un cadre du milieu aurait été un luxe. Pour Boudaoui, c'est le moment où une carrière bascule. Une dernière année de contrat, c'est un rapport de force qui s'inverse.
Un profil rare, un débat légitime
Boudaoui n'a jamais été un milieu de statistiques. Treize buts en sept saisons de Ligue 1, cela ne raconte pas grand-chose de son influence réelle : l'agressivité dans les duels, la capacité à casser une ligne, cette énergie permanente qui l'a rendu précieux à Nice comme chez les Fennecs, où il compte 37 sélections. C'est justement pour ça que son départ divise. Une partie des supporters algériens estime qu'un joueur de son profil, à cet âge, avait encore une carte à jouer en Europe. L'autre rappelle qu'il a connu des saisons hachées par les pépins physiques et que la sécurité d'un grand contrat n'est pas une trahison.
Et soyons francs : la génération de Belloumi ne se posait pas ces questions, celle de Mahrez oui. Le football algérien a changé d'échelle, ses joueurs aussi.
Retrouvailles à Djeddah
Curieuse coïncidence : Boudaoui retrouverait à Al Ittihad Houssem Aouar, son ancien coéquipier. Une transition facilitée, un repère francophone dans un vestiaire où l'adaptation est souvent le vrai obstacle. À Djeddah, la pression est réelle, le public exigeant, et le club figure parmi les plus titrés du Royaume. Personne n'y arrive pour se cacher.
Reste la question de fond, celle qui intéresse Alger, Paris, Bruxelles et Montréal en même temps : que devient un international algérien de 27 ans quand il quitte la Ligue 1 pour le Golfe ? Le sélectionneur n'a jamais fermé la porte aux joueurs du championnat saoudien, et le niveau de la compétition ne se discute plus vraiment. Mais le rythme, l'intensité hebdomadaire, la comparaison quotidienne avec l'élite européenne : tout cela change.
La suite se jouera sur le terrain
Boudaoui part avec un capital d'estime intact à Nice. Sept saisons dans un club de Ligue 1 sans jamais être remis en cause durablement, ce n'est pas rien pour un joueur venu du Paradou à 19 ans. Il laisse derrière lui l'image d'un compétiteur, pas d'un passager.
Si l'officialisation tombe comme annoncé, le vrai jugement viendra plus tard, quand il faudra tenir son rang à Djeddah et rester dans le onze de l'Algérie. Un transfert ne se juge jamais le jour de la signature.
*Source : La Gazette du Fennec*
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