Le sacrifice de Poyet pour entraîner l'Algérie
Selon La Gazette du Fennec, l'Uruguayen accepterait un salaire deux fois inférieur à celui de Petkovic pour prendre les Verts, dans un dossier passé en quelques jours de l'intox à la discussion sérieuse.
Voilà un dossier qui aura connu toutes les vies en une semaine. D'abord présentée comme une négociation avancée, puis démentie et qualifiée de pure manœuvre d'agents, la piste Gustavo Poyet pour le banc des Verts a fini par devenir... une discussion bien réelle. Et selon les dernières informations de La Gazette du Fennec, elle avance désormais sur le terrain le plus concret qui soit : les finances. L'Uruguayen serait disposé à travailler pour un salaire deux fois inférieur à celui de Vladimir Petkovic.
Un dossier né à l'envers
Pour comprendre cette trajectoire sinueuse, il faut reprendre la chronologie. Lorsque le nom de l'ancien coach de Sunderland et du Real Betis a surgi la semaine passée, relayé par plusieurs médias comme une piste avancée de la FAF, la réalité était tout autre : le technicien de 58 ans ne figurait dans aucun plan de la fédération, et les fameuses négociations relevaient de l'agitation d'agents. Sauf que l'histoire ne s'est pas arrêtée là. C'est Poyet lui-même qui a poussé, proposant directement ses services avec une motivation affichée, jusqu'à obtenir une oreille attentive de l'instance fédérale. Les échanges, menés en français que le technicien maîtrise, ont fini par séduire au point d'aborder les détails financiers.
Et le chiffre a de quoi interpeller : là où Petkovic émargeait à plus de 150 000 euros mensuels, Poyet accepterait environ deux fois moins, dans une enveloppe globale staff compris d'environ 100 000 euros par mois, avec un adjoint principal algérien conformément aux exigences fédérales. Un cadre qui colle parfaitement à la nouvelle doctrine budgétaire de la FAF, échaudée par la facture du divorce avec le Suisse.
Motivation ou signal d'alarme ?
Et soyons francs : ce rabais volontaire peut se lire de deux manières. La version séduisante : un technicien expérimenté, passé par la Premier League, la Liga et une sélection nationale avec la Grèce, tellement convaincu par le potentiel du vivier algérien qu'il privilégie le projet à l'argent. La version qui refroidit : un entraîneur sans banc, qui court après un poste au point de casser ses prix, et dont la candidature spontanée traduit davantage un besoin personnel qu'un choix stratégique de la fédération. Les deux lectures cohabitent, et c'est précisément le travail de Walid Sadi de les départager.
Car la prudence reste de mise à la FAF : les discussions n'ont pas atteint le stade d'avancement claironné par certains médias, et rien ne garantit une issue favorable. Le dossier du sélectionneur, piloté directement par le président, a déjà englouti les pistes Sánchez, Bento et tant d'autres sans qu'aucune fumée blanche n'apparaisse.
Le temps presse, encore et toujours
Une chose est certaine : à moins de trois semaines du rassemblement de septembre et du début des qualifications de la CAN 2027, chaque jour sans sélectionneur coûte un peu plus cher que le précédent. Que la solution s'appelle Poyet ou autrement, la fédération devra bientôt transformer cette interminable phase d'études en décision assumée.
Le jour où le successeur de Petkovic sera enfin dévoilé, on saura si cette candidature au rabais était une aubaine ou un mirage de plus dans l'été le plus confus de la FAF. Réponse, espérons-le, très vite.
Sources : La Gazette du Fennec, Fennec Football, Africa Top Sports
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