Le Paradou encaisse le jackpot de sa vie
Entre la revente de Boulbina vers l'Arabie saoudite et les départs de Ramdaoui, Titraoui ou Kohili, le club formateur algérois s'apprête à franchir un cap financier historique grâce à sa politique de formation.
Pendant que les autres clubs algériens comptent leurs recrues, le Paradou AC compte ses millions. Selon FootAlgérien, le club algérois est en passe de franchir un cap financier historique grâce à sa politique de formation, à la faveur d'un été où ses anciens joyaux se sont arrachés à prix d'or. Un jackpot qui valide, une fois de plus, le modèle le plus singulier et le plus rentable du football national.
Boulbina, la cerise à plusieurs millions
La pièce maîtresse de ce pactole porte le nom d'Adil Boulbina. Vendu par Al-Duhail à Al-Diriyah pour un montant avoisinant les 13 millions de dollars selon Foot Afrique, l'attaquant rapporte gros à son club formateur, qui avait intelligemment négocié un pourcentage conséquent sur la plus-value lors de son départ au Qatar il y a un an. Une somme considérable à l'échelle du football algérien, encaissée sans avoir disputé le moindre match : c'est toute la beauté des clauses de revente bien négociées.
Et la liste ne s'arrête pas là. Cet été, le club de Hydra a également cédé Mohamed El Amine Ramdaoui à l'USM Alger au terme d'un feuilleton rocambolesque, et vu son académicien Ben Ahmed Kohili rejoindre le MC Alger. Sans oublier les pourcentages conservés sur ses anciens pensionnaires partis en Europe, à l'image de Yacine Titraoui, dont l'éclatante entrée en matière avec Lens ne fera que valoriser les intérêts paradistes.
Un modèle unique qui a fait ses preuves
Et soyons francs : aucun club algérien ne peut revendiquer pareille réussite structurelle. Là où la plupart des formations nationales dépendent des subventions et des sponsors publics, le Paradou a bâti depuis vingt ans un modèle autofinancé sur la formation, avec son académie créée en partenariat avec JMG et une doctrine assumée : faire jouer les jeunes, accepter d'être un club de passage, vendre au bon moment. Les Bensebaïni, Atal, Boudaoui ou Zorgane ont ouvert la voie ; les Boulbina, Titraoui et bientôt Bennider assurent la relève. À chaque génération, la machine tourne.
Cette manne estivale devrait encore renforcer l'outil de production : infrastructures, encadrement, détection. Car le vrai génie du modèle paradiste est là : chaque vente finance la formation des ventes suivantes, dans un cercle vertueux que tout le continent observe.
Une leçon pour tout le football algérien
Une chose est certaine : au moment où le championnat s'interroge sur sa viabilité économique, l'exemple du Paradou mérite mieux que de l'admiration polie. Un club sans le public des géants d'Alger, sans titres majeurs récents, mais qui pèse financièrement plus lourd que des institutions centenaires grâce à sa seule matière grise. La question dérange, mais elle s'impose : qu'attendent les autres pour s'en inspirer sérieusement ?
Le jour où trois ou quatre clubs algériens auront répliqué ce modèle, c'est toute la sélection nationale qui en récoltera les fruits. En attendant, à Hydra, on encaisse, on forme, et on prépare déjà la prochaine pépite. Le jackpot de cet été n'est probablement qu'un début.
Sources : FootAlgérien, Foot Afrique
Réactions (1)
Avec le transfert de Boulbina de Duhail vers l’Arabie saoudite, le PAC empochera encore plus de 50 milliards de centimes. Bravo! Ceux-là sont de vrais gestionnaires d’un club de football, il ne manque que les titres ou du moins jouer une coupe africaine chaque année et le club aura des rentrées d’argent beaucoup plus conséquentes. Les dirigeants de Madar, Sonatrach, Serport devront avoir honte de leurs mauvaises gestions.





