Amoura : l'avenir plus incertain que jamais
Un an après avoir été l'un des attaquants les plus convoités d'Europe, l'Algérien se retrouve au centre d'un jeu de négociations qui n'en finit plus. Décryptage d'un blocage.
Il y a un an, on le disait promis aux plus grands. Aujourd'hui, personne ne sait où il jouera dans quatre semaines. L'avenir de Mohamed Amine Amoura semble plus incertain que jamais, constate Footalgérien : l'international algérien se retrouve au centre d'un véritable jeu de négociations entre son entourage, sa direction et des courtisans qui se multiplient sans jamais conclure. Rennes, Everton, Benfica, Stuttgart, et dernièrement des bruits venus de Leipzig : la liste s'allonge, le dénouement s'éloigne. Autopsie d'un blocage qui commence à coûter cher.
Les mécanismes d'un dossier grippé
Reprenons les rouages un par un. Wolfsburg d'abord, relégué et vendeur, mais arc-bouté sur une exigence descendue de 40 à environ 30 millions d'euros, un tarif que sa saison à 8 buts, perturbée par les blessures, peine à justifier aux yeux des acheteurs. L'entourage ensuite, qui négocie le montant de départ avant même de choisir la destination, une méthode qui fige tout le monde. Les courtisans enfin, chacun attendant que l'autre bouge le premier, dans ce jeu de poker où le club le plus pressé paie toujours le plus cher. Et soyons francs : quand tout le monde veut un joueur mais que personne ne signe, c'est que le prix ne raconte plus la réalité du terrain.
Le vrai perdant du surplace, c'est le joueur
Pendant que les états-majors se jaugent, Amoura prépare la saison avec un club de deuxième division allemande qu'il ne veut plus servir, amputé de 35 % de son salaire par la clause de relégation, et privé de la certitude dont tout attaquant a besoin pour travailler. L'histoire du mercato est remplie de ces étés perdus qui plombent des automnes entiers, et le sien engage plus que sa carrière : à sept semaines de la réception de la Zambie et du lancement des éliminatoires de la CAN 2027, l'Algérie a besoin de son arme offensive numéro un lancée, pas en rodage de septembre. Une chose est certaine : chaque semaine de blocage se paiera en semaines d'adaptation.
Les précédents qui doivent servir de leçon
Le parallèle avec l'été dernier s'impose cruellement : déjà, Wolfsburg avait repoussé une offre de Benfica autour de 35 millions, un refus qui paraît aujourd'hui ruineux pour toutes les parties. Le football sanctionne rarement deux fois le même excès de gourmandise sans dégâts. À l'inverse, les dossiers algériens réussis de cet été, de Titraoui à Lens à Hadjam vers l'Italie, racontent la même recette : un joueur au clair sur ses priorités, et des clubs qui traitent vite. Le clan Amoura tient là son mode d'emploi.
Un mois pour tout débloquer
Le marché ferme fin août, et trois scénarios subsistent : l'offre qui libère tout le monde, le bras de fer prolongé, ou la saison de trop en Bundesliga 2. Le jour où ce dossier se dénouera, on saura si cet été aura été celui de la bonne affaire patiente ou du grand gâchis collectif. Le talent d'Amoura, lui, n'attend qu'un maillot. N'importe lequel, mais vite.
*Sources : Footalgérien, DzBallon, La Gazette du Fennec*
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