Bentaleb tranche entre Lille et l'OL
Courtisé par Lyon, le milieu algérien a finalement prolongé jusqu'en 2028 avec le LOSC, son club de cœur. Et il s'est livré sans détour sur le Mondial des Verts.
Le suspense aura duré un mois, la réponse tient en une signature. Nabil Bentaleb a scellé son avenir en prolongeant son contrat avec le LOSC jusqu'en 2028, refermant le feuilleton qui agitait son été depuis l'expiration de son bail le 30 juin. L'Olympique Lyonnais, passé à l'action avec une offre concrète et l'argument Fonseca, repart bredouille : l'enfant de Lille a choisi de rester chez lui, comme son président Olivier Létang le souhaitait publiquement. À 31 ans, le milieu international algérien s'offre deux saisons de plus dans le club de sa vie.
Le choix du cœur, mais pas seulement
On aurait tort de réduire cette prolongation au sentiment. Sportivement, le dossier lillois se défendait : un rôle établi dans un effectif qu'il connaît, un environnement familial stable, et un club européen régulier où son expérience pèse dans le vestiaire, surtout après les départs de Mandi et Meunier. Face à cela, Lyon proposait un projet séduisant mais une reconstruction incertaine. Pour un joueur dont la carrière a connu les montagnes russes que l'on sait, de Tottenham à l'épreuve cardiaque surmontée, la stabilité n'est pas un renoncement, c'est une stratégie. Et soyons francs : à 31 ans, on ne quitte pas la maison qui vous a reconstruit pour un pari.
Ses mots sur le Mondial, entre fierté et regrets
L'officialisation a aussi été l'occasion pour Bentaleb de revenir, via les canaux de son club, sur la campagne américaine des Verts. Le milieu y exprime un mélange que beaucoup de ses coéquipiers partagent sans doute : la fierté immense d'avoir porté le maillot national dans une Coupe du monde, la valeur qu'il accorde à cette tunique, et les regrets sur un parcours refermé trop tôt au regard du potentiel du groupe. Des propos mesurés, loin des règlements de comptes de l'été, qui tranchent avec le climat des dernières semaines. Une chose est certaine : dans le concert des fuites et des accusations, la retenue de Bentaleb est devenue une forme de rareté.
Et maintenant, la question qui fâche
Reste le sujet que cette prolongation ne règle pas : son avenir en sélection. Le Mondial a durci les critiques sur son rendement, nous les avons relayées, et la reconstruction du milieu algérien s'accélère, entre l'arrivée de Titraoui en Ligue 1, les ambitions de la FAF sur les jeunes binationaux et la concurrence qui pousse. À 31 ans, dans un rôle assumé de cadre d'expérience, Bentaleb aura son mot à dire, mais il devra le prouver dès la reprise : un statut ne se prolonge pas, il se regagne. Le nouveau staff de Petkovic et Yahia tranchera sur pièces.
Une rentrée sous le maillot qu'il aime
En attendant septembre, le Lillois abordera la saison avec la sérénité de l'homme fixé sur son avenir, dans le stade qui l'a vu grandir. Le jour où il faudra juger sa place chez les Verts, un seul critère comptera : son niveau sur les pelouses de Ligue 1. Le reste appartient aux débats. Sa signature, elle, appartient déjà à l'histoire d'une fidélité devenue rare dans le football moderne.
*Sources : LOSC, Livefoot, Onze Mondial*
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