Côme clarifie sa position sur Mahrez
Le directeur sportif du club lombard a fermé la porte sans détour à l'ancien capitaine des Verts, libre depuis la résiliation de son contrat à Al-Ahli. Le point sur un été qui s'étire.
La piste la plus séduisante de l'été de Riyad Mahrez vient de se refermer, et sans ménagement. Interrogé par le média WinWin, le directeur sportif de Côme, Carlalberto Ludi, a été catégorique au sujet de l'ancien capitaine des Verts : « Non, nous ne sommes pas intéressés par le recrutement de Mahrez cet été. » Fin des spéculations qui liaient depuis plusieurs jours la légende algérienne au club de Cesc Fabregas, qualifié pour la prochaine Ligue des champions après sa quatrième place en Serie A. À 35 ans, libre depuis la résiliation de son contrat avec Al-Ahli, Mahrez cherche toujours son dernier grand chapitre.
Un démenti qui dit l'état du marché
La fermeté de la réponse lombarde mérite d'être décodée. Côme construit l'un des projets les plus ambitieux d'Italie, courtise la génération montante, Jaouen Hadjam en tête, et n'a visiblement pas prévu de case pour un ailier de 35 ans, si prestigieux soit-il. C'est toute la difficulté de l'été de Mahrez : les clubs qui rêvent de son nom n'ont pas ses moyens salariaux, et les clubs qui ont ses moyens construisent désormais autour de joueurs de 23 ans. Et soyons francs : le marché ne juge pas les palmarès, il juge les prochaines saisons, et c'est une loi qui n'épargne aucune légende.
Un bilan saoudien qui plaide pourtant pour lui
Ceux qui l'imaginent fini feraient bien de relire ses chiffres. En trois saisons à Djeddah, Mahrez a disputé 122 rencontres pour 37 buts et 50 passes décisives, contribuant à la conquête de la Ligue des champions asiatique et de la Supercoupe saoudienne. Une productivité de joueur majeur, pas de préretraité, entretenue dans un championnat dont l'intensité a considérablement monté. Le désir affiché de retrouver le très haut niveau européen n'a donc rien d'un caprice nostalgique : techniquement, le gaucher reste capable de faire basculer des matchs. La question n'est pas son niveau, c'est le projet qui acceptera de le financer.
Les pistes qui restent sur la table
Notre panorama de début d'été reste d'actualité, redistribué par ce refus italien. La MLS conserve ses arguments d'exposition et de diaspora, de Montréal à New York. La Turquie et ses cadors offrent la compétition européenne et la ferveur. Le retour romanesque au Havre, son club formateur, garde ses partisans. Et le temps qui passe ajoute une option que personne n'évoquait en juin : celle d'attendre l'automne et un club européen en détresse offensive, scénario classique des grands noms libres. Une chose est certaine : plus l'été avance, plus le rapport de force se déplace vers les clubs.
La sortie se joue maintenant
Pour l'homme qui a tout gagné, de Leicester au Caire en passant par Manchester, l'enjeu de ce choix dépasse le sportif : c'est l'image de sa dernière danse qui se décide. Le jour où Mahrez signera, on saura s'il a privilégié le frisson, le confort ou le symbole. En attendant, une évidence rassure : un joueur avec 50 passes décisives sur trois ans ne restera pas longtemps sans maillot. Même à 35 ans, le pied gauche n'a pas d'âge.
*Sources : DzBallon, WinWin*
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