Officiel : Bakrar signe à Al Ahly
Le géant du Caire a annoncé mardi la signature de l'attaquant algérien en provenance du Dinamo Zagreb. À 25 ans, Bakrar rejoint le club le plus titré du continent.
Le mercato algérien tient sa signature la plus prestigieuse côté africain. Al Ahly a officiellement annoncé ce mardi l'arrivée de Monsef Bakrar, 25 ans, en provenance du Dinamo Zagreb, rapporte La Gazette du Fennec. L'attaquant international rejoint le club le plus titré du continent, machine à trophées du Caire et référence absolue du football africain. Un transfert qui change la dimension de sa carrière, et qui mérite d'être analysé au-delà de l'effet d'annonce.
Une trajectoire de globe-trotteur méthodique
Le parcours de Bakrar raconte une progression par paliers assumés. Révélé en Ligue 1 algérienne sous le maillot de l'ES Sétif, où ses accélérations et son sens du but avaient tapé dans l'œil des recruteurs, il avait tenté l'aventure américaine au New York City FC, découvrant la MLS et son intensité athlétique, avant de rejoindre l'Europe et le Dinamo Zagreb, place forte croate habituée des joutes continentales. Le voilà au Caire, dans un club aux douze Ligues des champions africaines, où chaque match se joue devant des dizaines de milliers de supporters parmi les plus exigeants du monde. Et soyons francs : peu d'attaquants algériens de sa génération peuvent aligner quatre championnats sur trois continents à 25 ans.
Al Ahly, un choix qui se défend sportivement
On entendra l'objection classique : pourquoi l'Égypte plutôt que l'Europe ? La réponse mérite mieux qu'un réflexe. Al Ahly offre ce que peu de clubs européens de milieu de tableau garantissent : des titres à jouer chaque saison, la Ligue des champions africaine comme objectif permanent, la Coupe du monde des clubs en vitrine mondiale, et une exposition continentale que la diaspora comme les sélectionneurs suivent de près. Les précédents algériens au Caire ont laissé des traces durables dans les mémoires. Une chose est certaine : on ne disparaît pas des radars quand on joue les finales continentales devant cent millions de téléspectateurs.
L'enjeu sélection, à double tranchant
Reste la question verte. Bakrar fait partie de cette génération offensive dense où la concurrence fait rage derrière Amoura et Gouiri, et son passage au Mondial n'a pas suffi à hiérarchiser les débats. Son pari est limpide : mieux vaut être un titulaire décisif à Al Ahly qu'une rotation anonyme en Europe. Le raisonnement se tient, à une condition non négociable : marquer, beaucoup et vite. Le staff des Verts, qui composera ses listes dès septembre pour les éliminatoires de la CAN 2027, jugera sur les statistiques et l'impact, pas sur le blason. À lui de faire du Caire une rampe de lancement plutôt qu'une destination finale.
Un transfert qui dit l'attractivité retrouvée du continent
Cette signature confirme enfin une tendance de l'été : entre Belaïd en Arabie, Tougaï annoncé en Libye et maintenant Bakrar en Égypte, les championnats africains et arabes captent une part croissante du marché algérien. Le jour où Bakrar soulèvera son premier trophée continental avec les Reds du Caire, son choix de juillet paraîtra évident. D'ici là, un conseil aux supporters : mettez les matchs d'Al Ahly dans vos programmes. Un Fennec y chasse désormais les records.
*Source : La Gazette du Fennec*
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