Zerrouki acte son départ définitif de Feyenoord
Le milieu algérien a signé quatre ans au FC Twente, qui a déboursé environ 2,25 millions d'euros. Rotterdam solde une opération à perte, Enschede récupère son joueur.
Le souhait exprimé tout l'été est devenu un contrat. Ramiz Zerrouki a acté son départ définitif de Feyenoord pour retrouver le FC Twente, où il s'est engagé jusqu'en 2030. Le club d'Enschede a déboursé environ 2,25 millions d'euros pour rapatrier le milieu de terrain de 28 ans, prêté chez lui la saison passée. Trois ans après l'avoir acheté plus de 7 millions, Rotterdam solde donc l'opération avec une perte d'environ 5 millions d'euros. Les chiffres racontent à eux seuls le bilan d'un transfert qui n'a jamais fonctionné.
Trois ans à Rotterdam, un bilan en demi-teinte
Restons factuels sur l'aventure qui se referme. Arrivé à l'été 2023 comme l'un des hommes forts de Twente, Zerrouki a disputé 65 matchs avec Feyenoord et garni son palmarès de deux trophées nationaux, avec quelques soirées européennes en Ligue des champions. Mais il n'a jamais conquis de statut de titulaire durable, son temps de jeu s'amenuisant jusqu'au prêt de la saison dernière. Les adieux des supporters rotterdamois, peu tendres selon la presse locale, certains estimant que sa place était dans un club comme Twente plutôt que dans un cador, résument la perception néerlandaise du dossier. Et soyons francs : un transfert se juge à sa revente, et celle-ci parle d'elle-même.
Twente, le choix du connu assumé jusqu'au bout
Côté joueur, la démarche est cohérente de bout en bout. Zerrouki avait fait de ce retour son unique plan dès la fin du Mondial, et les dirigeants d'Enschede ont soigné leur approche : le directeur général Dominique Scholten et le directeur technique Erik ten Hag ont fait le déplacement jusqu'en Espagne, sur son lieu de vacances, pour le convaincre de vive voix. Touché par la démarche, le natif d'Amsterdam a signé pour quatre saisons dans le club qui l'a lancé chez les professionnels en 2019, retrouvant un effectif peu remanié et un environnement où il a toujours eu un rôle central. À 28 ans, il privilégie la stabilité et le temps de jeu au prestige du maillot. C'est un choix, il l'assume.
Ce que le dossier dit du marché des Fennecs
Cette officialisation complète le tableau contrasté du mercato algérien : pendant que la génération montante s'arrache à prix d'or, de Hadj Moussa à 37 millions réclamés jusqu'à Belghali courtisé par la moitié de la Serie A, les cadres du cycle précédent se replacent dans des projets plus modestes, du Qatar de Bennacer au Twente de Zerrouki en passant par le Levante de Mandi. Deux générations, deux marchés, une même leçon : la valeur se construit sur les saisons pleines, pas sur les statuts acquis. Une chose est certaine : le temps de jeu qu'il vient de sécuriser vaudra plus que tous les communiqués au moment des choix du staff.
Une saison pour se relancer, loin du bruit
Attendu à l'entraînement dès cette semaine, Zerrouki entame sa saison avec un objectif limpide : enchaîner, retrouver de la constance et laisser le terrain parler. Le nouveau cycle des Verts, avec son milieu en reconstruction complète et sa concurrence rajeunie, distribuera ses places sur pièces à partir de septembre. Le jour où le dossier de chaque joueur se résumera à ses matchs, tout le monde y gagnera. À Enschede, au moins, il aura l'occasion d'en disputer.
*Sources : Feyenoord, Africafoot, La Gazette du Fennec, Tubantia*
Réactions (0)
Soyez le premier à réagir !





