Aouar : une légende d'Al-Ittihad réclame son départ
En Arabie saoudite, une figure du club pousse Houssem Aouar vers la sortie. Question de niveau ou de système ? Le débat est lancé à Djeddah.
L'Arabie saoudite ne fait pas dans la demi-mesure. Un mercato à peine ouvert, un projet à peine lancé, et déjà des voix qui réclament du changement. Houssem Aouar en fait les frais, visé par une critique venue de l'intérieur même d'Al-Ittihad.
Une légende monte au créneau
Khamis Al-Zahrani, figure historique du club de Djeddah, n'a pas pris de gants. L'ancien joueur réclame publiquement le départ du milieu algérien et de l'attaquant marocain Youssef En-Nesyri. Selon lui, ni Aouar, ni Fabinho, ni En-Nesyri ne peuvent assumer les rôles que le nouvel entraîneur devrait exiger : jeu direct, pressing haut, transitions rapides. Le message est limpide, presque brutal : le profil ne colle plus au projet.
Une affaire de système, pas de talent
L'arrivée de l'entraîneur allemand Jens Wiesing rebat les cartes. Sa philosophie réclame des milieux capables de courir, de presser, de casser les lignes en une passe. Aouar, lui, reste ce joueur de tempo, ce technicien qui préfère fixer et temporiser plutôt que d'accélérer à tout prix. Deux visions du football qui cohabitent mal. Aouar n'a pas changé ; c'est le football autour de lui qui a changé.
Le casse-tête des places d'étrangers
La situation du meneur dépend aussi d'un paramètre qui échappe à ses pieds : le nombre de joueurs étrangers autorisés. Al-Zahrani insiste sur les difficultés financières du club et sur un temps très limité pour trancher sur le marché. Dans un effectif saturé de stars, chaque place d'étranger devient un enjeu politique autant que sportif. Le joueur formé à Lyon pourrait payer un choix qui n'a rien à voir avec sa valeur réelle.
Ce que la diaspora retiendra
Longtemps annoncé chez les Bleus avant de choisir l'Algérie, Aouar a séduit une diaspora qui voyait en lui l'héritier d'une lignée de meneurs raffinés à l'algérienne, dans le sillage des Belloumi et Madjer. Le voir bousculé de la sorte, à peine installé en Arabie saoudite, laisse un goût amer de Paris à Montréal. Un meneur de jeu sans espace, c'est un violoniste sans archet.
Un avenir déjà en pointillés
Rien n'est encore tranché. Une sortie de légende dans les médias n'a jamais fait un transfert, et Wiesing pourrait très bien trouver le moyen d'exploiter les qualités de son numéro 10. Mais quand un ancien du club allume publiquement la mèche, c'est rarement pour la seule beauté du débat. Et soyons francs : en Arabie saoudite, on ne pardonne pas longtemps à un artiste de ne pas courir.
Reste une question que les supporters algériens se posent déjà : Aouar doit-il s'accrocher à Djeddah ou aller chercher ailleurs un projet taillé pour son football ?
*Source : Goal*
Réactions (0)
Soyez le premier à réagir !





