Bensebaïni : Dortmund veut le garder
À un an de la fin de son contrat, le défenseur algérien est jugé indispensable par le Borussia, qui souhaite le conserver. Une marque de confiance qui dit son statut.
Pendant que la moitié du vestiaire des Verts change d'adresse, un cadre voit son club se battre pour le garder. Selon La Gazette du Fennec, le Borussia Dortmund compte bien conserver Ramy Bensebaïni, dont le contrat court encore jusqu'en juin 2027. À 31 ans, le défenseur algérien aborde donc l'été dans une position que beaucoup de ses coéquipiers de sélection lui envieraient : celle d'un joueur que l'on retient au lieu de le pousser dehors.
Un statut construit dans la difficulté
Il faut se souvenir d'où revient l'ancien Rennais pour mesurer ce que cette confiance signifie. Ses débuts au Borussia avaient nourri les critiques de la presse allemande, entre adaptation laborieuse et repositionnements successifs. La suite a fait taire tout le monde : reconverti avec réussite dans l'axe comme sur son couloir gauche naturel, Bensebaïni s'est imposé comme l'un des défenseurs les plus fiables de l'effectif, enchaînant les saisons pleines au plus haut niveau européen, Ligue des champions comprise. Et soyons francs : durer quatre saisons dans un club de ce calibre, à un poste aussi exposé, vaut tous les certificats de niveau international.
L'année de contrat, un levier à double tranchant
La situation contractuelle rend néanmoins l'été stratégique. À douze mois de l'échéance, Dortmund n'a que deux options rationnelles : prolonger son Algérien pour protéger sa valeur, ou l'exposer à un départ libre en 2027, scénario que les directions allemandes détestent par-dessus tout. La volonté affichée de le conserver laisse penser que des discussions de prolongation constituent la suite logique du dossier. Pour le joueur, l'équation mêle sportif et patrimoine : une prolongation au Borussia sécuriserait son statut dans un cador européen, tandis que le marché, du Golfe aux courtisans européens, ne manquera pas de tester sa situation. Une chose est certaine : un défenseur de 31 ans en fin de contrat dans un an choisit là son dernier grand engagement.
Le pilier silencieux du nouveau cycle
Côté sélection, ce dossier pèse plus qu'il n'y paraît. Dans la reconstruction en cours, Bensebaïni fait figure de rescapé précieux du naufrage mondialiste : son expérience de la charnière comme du couloir, sa science des grands matchs et son vécu de plus d'une décennie en Europe en font le tuteur naturel de la génération Belaïd-Tougaï, appelée à prendre la relève de l'arrière-garde. Avec le départ de Mandi en Liga et les chantiers défensifs ouverts par la FAF, la stabilité du Dortmundois est l'un des rares points fixes du secteur à l'approche de la réception de la Zambie, le 21 septembre.
Un été à suivre sereinement, pour une fois
Dans le flot des feuilletons algériens de ce mercato, le dossier Bensebaïni fait figure d'exception apaisée : un club qui veut garder, un joueur installé, une échéance claire. Le jour où la prolongation sera officialisée, si elle l'est, les Verts sauront leur couloir gauche sécurisé au plus haut niveau jusqu'à la CAN 2027 et au-delà. En attendant, le silence autour de ce dossier est la meilleure des nouvelles. Dans le football algérien de cet été, les bonnes histoires sont celles qui ne font pas de bruit.
*Source : La Gazette du Fennec*
Réactions (0)
Soyez le premier à réagir !





