Abdelli veut se relancer à l'OM
Après six premiers mois manqués sur la Canebière, le milieu algérien refuse de fuir et compte s'imposer cette saison. Un pari de caractère qui mérite le respect.
Il y a deux façons de réagir à un échec : demander la sortie ou serrer les dents. Himad Abdelli a choisi la seconde. Selon La Gazette du Fennec, le milieu offensif algérien espère revenir au premier plan avec l'Olympique de Marseille, après des premiers mois compliqués qui ont fait de son arrivée hivernale l'un des dossiers les plus commentés de la Canebière. À 26 ans, l'ancien Angevin joue cette saison bien plus qu'une place dans une rotation : il joue le récit de sa carrière.
Retour sur six mois à contre-courant
Rappelons le film, car il explique tout. Arrivé en janvier d'Angers pour environ 3 millions d'euros, une somme dérisoire liée à sa fin de contrat, Abdelli débarquait avec le statut du meilleur créateur du ventre mou de Ligue 1 et le rêve assumé de porter le maillot olympien. La réalité fut brutale : intégration manquée, mise à l'écart par le staff en fin de saison, et cette étiquette de flop collée en quelques semaines à un joueur qui restait sur des années de régularité. Les sollicitations n'ont pourtant pas manqué, de Lille à Saint-Étienne en passant par un intérêt lyonnais dès l'hiver. Et soyons francs : un joueur sans caractère aurait déjà fait ses valises en réclamant un prêt.
Pourquoi son pari n'a rien d'insensé
Son profil n'a pas disparu en six mois. Abdelli reste ce milieu élégant capable de jouer entre les lignes, de casser un bloc d'une passe verticale et de créer le surnombre par la conduite, exactement le registre qui lui avait ouvert les portes des Verts et une place dans l'équipe remaniée du fameux 3-1 face à la Guinée équatoriale, où il avait rendu une copie convaincante aux côtés de Maza et Hadj Moussa. Un nouveau cycle s'ouvre à Marseille comme partout, les hiérarchies se remettent à zéro à chaque préparation estivale, et l'histoire récente du club regorge de joueurs enterrés puis célébrés six mois plus tard. Une chose est certaine : à l'OM, on ne juge jamais un joueur, on juge sa dernière quinzaine.
L'enjeu sélection en toile de fond
Ce bras de fer personnel a une résonance directe pour les Verts. La reconstruction post-Mondial rebat les cartes du milieu de terrain, entre le départ de Bennacer au Qatar et les incertitudes autour des cadres. Un Abdelli relancé dans un grand club de Ligue 1 aurait tous les arguments pour s'installer durablement dans le nouveau projet, dès les éliminatoires de la CAN 2027 en septembre. Un Abdelli fantôme d'un vestiaire marseillais en surchauffe disparaîtrait des radars, comme tant d'autres avant lui. Sa saison ne se jouera pas sur son talent, jamais discuté, mais sur sa capacité à exister dans le chaos permanent d'un club où même les meilleurs suffoquent.
Le respect du choix difficile
Quoi qu'il arrive, saluons la décision : rester et se battre dans le club le plus exigeant de France, quand des portes de sortie confortables s'ouvraient, raconte un état d'esprit que les supporters algériens apprécieront. Le jour où Abdelli enchaînera trois titularisations au Vélodrome, plus personne ne parlera de flop. Il ne lui reste qu'à transformer l'espoir en preuves, et la préparation qui s'ouvre en offre l'occasion parfaite. La balle, cette fois, est vraiment dans son camp.
*Sources : La Gazette du Fennec, La Provence*
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