Petkovic lâché par les Fennecs
Après l'élimination au Mondial 2026, le vestiaire algérien aurait tourné le dos à son sélectionneur. Vers une résiliation express avant même le retour au pays ?
L'élimination était douloureuse. L'après pourrait l'être encore plus. Au lendemain de la sortie des Verts au Mondial 2026, c'est tout l'édifice Vladimir Petkovic qui vacille.
Selon les informations de La Gazette du Fennec, la majorité des joueurs aurait pris ses distances avec le sélectionneur suisse après le seizième de finale perdu à Vancouver. Le divorce, latent depuis des mois, serait désormais consommé dans le vestiaire.
Ce que les joueurs reprochent
Les griefs ne datent pas de la Suisse. Les cadres pointent des choix tactiques qu'ils jugent avoir plombé leur tournoi, une équipe-type introuvable au fil des matchs, et des compositions communiquées quelques heures seulement avant le coup d'envoi. Difficile de préparer sereinement un Mondial sur de telles bases.
Un sélectionneur qui perd son vestiaire perd déjà la moitié de ses matchs. Le football moderne se joue autant dans les têtes que sur le terrain, et un groupe qui doute de son coach ne se transcende jamais complètement. Les Verts en ont fait l'amère démonstration.
Bounedjah, la première voix
Le malaise n'est pas neuf. Dès la défaite contre le Nigeria en quart de finale de la CAN 2025, Baghdad Bounedjah avait osé exprimer publiquement un ressenti que beaucoup partageaient en silence. Ce qui n'était alors qu'une voix isolée s'est, depuis, transformé en sentiment collectif. Quand un vestiaire bascule, il bascule vite.
Plus inquiétant encore pour l'avenir : Farès Chaïbi et Ibrahim Maza envisageraient de prendre du recul avec la sélection. Deux profils censés incarner la relève des Fennecs, deux talents que l'Algérie ne peut pas se permettre de perdre sur un malentendu. Le signal, s'il se confirme, serait alarmant.
Vers une séparation rapide
Dans les coulisses, l'hypothèse d'une rupture avance. La FAF et Petkovic pourraient activer une clause de résiliation unilatérale, négociée en son temps par Walid Sadi, peut-être même avant le retour de la délégation en Algérie. Autrement dit, le divorce pourrait être prononcé avant que l'avion ne se pose.
Et soyons francs : difficile d'imaginer un rebond avec un groupe aussi remonté. Un sélectionneur peut survivre à une élimination, rarement à la défiance simultanée de ses cadres et de ses jeunes.
Reste que la FAF devra vite trancher, car les prochaines échéances arriveront plus tôt qu'on ne le croit. L'Algérie ne peut pas s'offrir une longue crise institutionnelle après un Mondial manqué. Le temps du bilan est venu, et il s'annonce brutal.
Une question domine désormais toutes les autres : qui pour rallumer la flamme des Fennecs ? La réponse dira si cette élimination n'était qu'un accident, ou le début d'une reconstruction douloureuse.
*Source : La Gazette du Fennec*
Réactions (0)
Soyez le premier à réagir !





