Chaïbi et Maza quittent les Verts ? La mise au point
Des rumeurs annonçaient un départ de Chaïbi et Maza en sélection à cause de Petkovic. La réalité est plus nuancée, entre frustration réelle et engagement intact.
Il suffit d'une élimination pour que la moindre étincelle devienne incendie. Depuis la sortie des Verts au Mondial 2026, une rumeur a couru : Farès Chaïbi et Ibrahim Maza seraient prêts à claquer la porte de la sélection à cause de Vladimir Petkovic. La réalité mérite qu'on la remette d'aplomb.
Ce que dit vraiment le rapport
La Gazette du Fennec, qui a relayé l'affaire, dément la version la plus alarmiste. Selon la publication, "Maza et Chaïbi ne lient absolument pas leur avenir international au maintien de Petkovic", même si les choix tactiques du sélectionneur ne font pas l'unanimité. Autrement dit : oui, il y a de la déception ; non, il n'y a pas de menace de départ. La nuance change tout.
Frustrés, mais pas partants
Les deux joueurs auraient exprimé leur amertume après les événements récents, sans pour autant remettre en cause leur attachement au maillot. À 23 ans pour Chaïbi et 20 ans pour Maza, on parle de deux des plus beaux visages de la nouvelle génération algérienne. Leur agacement porterait moins sur l'homme que sur un positionnement qui les a parfois éloignés de leur registre naturel. Une frustration de compétiteurs, pas un caprice.
Et soyons francs : voir deux talents pareils repositionnés loin de leurs zones de confort a de quoi nourrir la discussion. C'est même le cœur du débat qui agite la sélection depuis l'élimination.
Le vrai enjeu : ne pas confondre colère et divorce
Le danger, dans ces moments, c'est l'emballement. Transformer une déception de vestiaire en clash irréversible, c'est le genre de récit qui s'écrit vite et se paie cher. Or le message des deux joueurs est limpide : leur avenir en vert ne dépend pas du nom inscrit sur la feuille du staff. Ils ont livré des prestations individuelles solides malgré la campagne ratée du collectif, preuve que l'implication n'a jamais faibli.
On ne construit pas l'avenir d'une sélection en jetant sa jeunesse à chaque tempête. Chaïbi et Maza représentent précisément ce sur quoi l'Algérie doit bâtir dans les prochaines années. Les braquer serait une faute stratégique bien plus grave qu'un huitième de finale perdu.
Une équation à surveiller
Reste une certitude : le débat sur Petkovic ne s'éteindra pas de sitôt, et il continuera d'englober la gestion de ces jeunes cadres. La fédération devra trancher un jour ou l'autre sur le cap. Mais confondre l'insatisfaction de deux compétiteurs avec une envie de fuir serait aller vite en besogne.
Les talents restent. C'est l'organisation autour d'eux qui pose question.
*Source : La Gazette du Fennec*
Réactions (0)
Soyez le premier à réagir !





