Maza en faux 9 : l'aveu d'Akanji qui accable Petkovic
Après Suisse-Algérie, Manuel Akanji a reconnu que voir Maza en faux 9 a arrangé les Helvètes. Un aveu qui relance le procès des choix de Petkovic.
Quand l'adversaire lui-même souligne votre erreur, difficile de la balayer d'un revers de main. Au sortir du huitième de finale perdu face à la Suisse, c'est un défenseur helvète qui a mis le doigt sur ce qui a coincé du côté algérien.
L'aveu d'Akanji
Manuel Akanji n'a pas tourné autour du pot. Le défenseur suisse a reconnu que le choix de Vladimir Petkovic d'aligner Ibrahim Maza en faux 9 avait profité à son équipe. "C'était un avantage pour nous", a-t-il lâché, expliquant que face à des centraux grands et physiques, opposer un joueur plus petit et technique arrangeait la défense helvète. "Si les joueurs avaient mis des centres, on a l'avantage d'être plus grands que lui", a-t-il ajouté. Un aveu qui vaut analyse.
Un pari tactique qui s'est retourné
Maza, milieu offensif de formation, n'est pas un point de fixation dans la surface. Le placer en pointe face à un bloc suisse taillé pour le duel aérien revenait à priver l'Algérie de présence dans les zones décisives. Le résultat fut à l'image de l'idée : une attaque qui a tourné à vide, une élimination 2-0 à Vancouver, et le sentiment d'un plan qui a facilité la tâche de l'adversaire plutôt que la sienne.
Et soyons francs : quand le capitaine d'en face vous remercie presque pour votre compo, c'est que le procès des choix mérite d'être ouvert.
Petkovic face au procès
Ce n'est pas la première fois que le sélectionneur voit ses décisions questionnées, mais cette sortie d'Akanji donne du poids aux critiques. Repositionner un jeune talent loin de son registre, dans un match couperet, contre une défense justement bâtie pour ce type de duel : le pari était risqué, et il n'a pas payé. On ne juge pas un coach sur ses intentions, on le juge sur ce que le terrain renvoie.
Le plus frustrant, c'est le gâchis. Maza a montré tout au long de l'aventure qu'il pouvait faire mal balle au pied, en mouvement, entre les lignes. L'utiliser en faux 9 statique, c'était l'éloigner de ce qui fait sa force. Un talent employé à contre-emploi reste un talent perdu ce soir-là.
Une leçon pour la suite
Au-delà de la polémique, le sujet est de fond. L'Algérie possède une génération capable de rivaliser, mais elle a besoin d'un cadre qui met chacun dans ses meilleures conditions. Les choix de placement, la gestion des jeunes cadres, la lecture des adversaires : voilà les vrais chantiers.
Un adversaire ne vous complimente jamais sur un plan qui l'a mis en danger. C'est peut-être là toute la leçon de ce huitième de finale.
*Source : La Gazette du Fennec*
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