Mandi alerte sur la défense des Fennecs avant la Suisse
Qualifiée pour les seizièmes du Mondial 2026, l'Algérie a encaissé trois buts contre l'Autriche. Son vice-capitaine refuse de se cacher derrière l'exploit.
Au coup de sifflet final du nul 3-3 contre l'Autriche, l'Algérie tenait son billet pour les seizièmes de finale du Mondial 2026. Une qualification que beaucoup attendaient depuis des années. Mais dans le vestiaire, Aïssa Mandi n'affichait pas tout à fait le sourire des soirs de fête.
Un cadre qui refuse de se mentir
Le défenseur du LOSC, 34 ans et vice-capitaine des Verts, a posé les mots justes sur une soirée à double visage. "On doit améliorer notre travail défensif. Tout le bloc doit mieux travailler ensemble pour éviter de prendre certains buts", a-t-il reconnu. Trois buts encaissés contre une sélection autrichienne loin d'être intraitable, voilà qui mérite réflexion. Une qualification ne console jamais un défenseur qui encaisse trois fois.
Mahrez, le leader salué par son lieutenant
Mandi n'a pas boudé son plaisir au moment d'évoquer le doublé de son capitaine. "Le doublé de Riyad est mérité. C'est notre capitaine, notre leader. Au-delà de sa technique, il a fait beaucoup d'efforts", a-t-il glissé, rappelant que Mahrez avait lui-même récupéré le ballon à l'origine du premier but. Dans les moments où l'équipe baissait de pied, c'est encore l'ancien de Manchester City qui a ramené les siens. L'héritage des grands meneurs algériens, de Belloumi à Mahrez, se mesure aussi à cette capacité à porter un groupe quand il vacille.
La Suisse, un test grandeur nature
Le 3 juillet à Vancouver, l'Algérie retrouvera la Suisse pour une place en quart de tableau. Et face à une formation helvétique organisée, discipline et solidité ne seront pas négociables. Les largesses concédées à l'Autriche, sur les transitions comme sur les coups de pied arrêtés, se paieraient cash contre un adversaire plus clinique. L'Algérie attaque comme un grand, mais défend encore comme un convalescent.
Une dynamique à transformer en certitude
Mandi a tenu à replacer la soirée dans une perspective positive, qualifiant cette avancée d'historique et disant sa confiance en la progression du groupe. Le discours est cohérent : un collectif jeune, qui apprend match après match, qui sait marquer dans tous les scénarios. Reste à corriger ce qui doit l'être avant qu'un adversaire n'en profite pour de bon. La diaspora, de Lille à Montréal, rêve d'un parcours long. Elle sait aussi qu'un Mondial se gagne d'abord par-derrière.
Et soyons francs : cette équipe a les armes pour aller loin, à condition d'écouter ce que son vice-capitaine vient de dire tout haut. La question est désormais sur la table.
_Source : Compétition.dz_
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