Aouar fait taire les critiques avec deux passes décisives
Contesté lors de sa convocation, Houssem Aouar a répondu sur le terrain face à l'Autriche en offrant le doublé à Mahrez. La revanche d'un numéro 8.
Il y a des soirs où une réponse vaut tous les discours. Pour Houssem Aouar, ce fut le match contre l'Autriche, quand l'ancien capitaine de l'Olympique Lyonnais a transformé une convocation contestée en démonstration silencieuse.
Une sélection qui divisait
En appelant Aouar pour le Mondial 2026, le sélectionneur a bravé une partie des supporters et des techniciens algériens. Beaucoup jugeaient le milieu de 27 ans en retrait, presque oublié des projecteurs. Sans la blessure d'Amoura, il n'aurait probablement pas démarré la rencontre. Le football a parfois le sens du timing : la porte qui s'ouvre par accident peut se refermer sur un exploit.
Deux gestes, un doublé, une qualification
Peu visible en première période, Aouar a tout fait basculer après la pause. Deux passes décisives, deux offrandes pour le capitaine Riyad Mahrez et son doublé : un centre au cordeau au second poteau, puis une passe millimétrée dans la continuité du jeu. Résultat, un 3-3 qui propulse l'Algérie en seizièmes de finale. "Le match était difficile. J'espère que nous avons rendu notre peuple fier", a soufflé le principal intéressé. Mahrez, lui, a remercié "Houssem pour ses magnifiques passes décisives". On ne fait pas taire les critiques avec des mots, on les fait taire avec des actes.
Le joueur de l'ombre que Petković a su placer
Le sélectionneur a révélé avoir confié trois rôles différents à Aouar sur ce match, des consignes que le joueur a remplies avec application. Voilà peut-être la clé : utilisé au bon endroit, avec une mission claire, l'ancien Gone retrouve cette intelligence de jeu qui avait fait de lui l'un des plus grands espoirs du football français. La technique d'Aouar n'a jamais été en cause, seulement sa constance.
Et maintenant, la Suisse
Reste à confirmer. Une prestation décisive ne fait pas une Coupe du monde, et la Suisse, le 3 juillet, posera d'autres questions. Mais Aouar a au moins prouvé une chose à ceux qui doutaient : il a encore sa place dans cette équipe, et il peut peser quand cela compte. La diaspora algérienne de France, qui l'a vu grandir à Lyon, savoure une revanche qui lui ressemble : discrète, mais sans appel.
Le talent ne se discute pas. La question, désormais, est de savoir s'il enchaînera.
_Source : Compétition.dz_
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