Luca Zidane écarté des buts algériens avant la Suisse
Titulaire lors des deux premiers matchs, le fils de Zinédine a été remplacé contre l'Autriche. À une semaine du seizième, sa place n'a jamais été aussi menacée.
Porter un nom légendaire n'a jamais garanti une place de titulaire. Luca Zidane en fait l'expérience au Mondial 2026 : à quelques jours du seizième de finale contre la Suisse, le gardien de l'Algérie n'est plus assuré de commencer dans les buts.
Deux matchs, puis le banc
Le portier avait débuté la compétition comme numéro un, titulaire contre l'Argentine puis la Jordanie. Mais ses prestations ont déçu, et après les trois buts encaissés face à l'Autriche, Vladimir Petković a tranché en cours de tournoi. "J'ai estimé qu'Oussama Benbot méritait de jouer. La concurrence reste ouverte à tous les postes", a justifié le sélectionneur. Un nom prestigieux n'arrête aucun ballon.
Une concurrence qui ne lui fait pas de cadeau
Le message de Petković est limpide : aucun statut n'est acquis. Si Benbot n'a pas non plus totalement convaincu, le staff pourrait maintenir le changement, voire envisager une autre option pour le rendez-vous helvétique. La hiérarchie des gardiens, longtemps présentée comme un point fort des Verts, ressemble aujourd'hui à un chantier ouvert. Et un Mondial ne pardonne pas l'hésitation au dernier rempart.
Le poids d'un nom, le poids d'une attente
Choisir l'Algérie, pour Luca Zidane, c'était embrasser une histoire familiale liée à Marseille, à la Kabylie, à toute une diaspora qui a vibré le jour de sa première sélection. Mais ce roman ne le protège pas de la réalité sportive. Au contraire, il amplifie la pression : chaque sortie ratée prend une dimension supplémentaire quand on s'appelle Zidane. Le football se moque des pedigrees quand le ballon finit au fond.
Une semaine pour tout changer
Tout n'est pas joué. Le gardien dispose d'une semaine d'entraînements pour convaincre le staff avant le coup d'envoi face à la Suisse, le 3 juillet. Une réaction forte, de l'autorité dans la surface, de la sérénité au pied : voilà ce que Petković attendra de celui qu'il avait choisi pour démarrer le tournoi. Le banc peut être une punition ou un tremplin, tout dépend de la réponse.
Et soyons francs : peu de joueurs, à ce Mondial, ont autant à prouver en si peu de temps. La question reste ouverte, et c'est précisément ce qui la rend passionnante.
_Source : CNews_
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