Abada donne le ton avant Algérie-Autriche au Mondial
À la veille du choc contre l'Autriche, le jeune ailier a pris la parole avec Bentaleb et Hadjam. Un message clair des Verts : la qualification se jouera sur eux-mêmes.
À un jour d'un rendez-vous qui peut tout faire basculer, ce ne sont ni les cadres habituels ni les stars annoncées qui sont montés au créneau. Achref Abada, Nabil Bentaleb et Jaouen Hadjam se sont présentés devant la presse pour parler au nom du vestiaire. Et le ton choisi en dit long sur l'état d'esprit des Fennecs avant d'affronter l'Autriche.
Un jeune qui parle déjà comme un cadre
Voir Abada s'avancer en conférence de presse, c'est déjà un signal. Le jeune ailier n'a pas joué la prudence : l'objectif est limpide, prendre les trois points et valider la qualification. Pas de calcul, pas de demi-mesure. Dans une sélection qui ne manque pas de voix expérimentées, lui confier la parole à la veille d'un tel match raconte la confiance que le staff place dans sa génération.
Le message envoyé à l'extérieur est aussi un message à l'intérieur du groupe. Quand un joueur de cet âge assume publiquement l'ambition de gagner, il s'engage devant ses aînés autant que devant les supporters. C'est une manière de dire que la nouvelle vague algérienne n'attend pas son tour, elle le prend.
Le mot d'ordre de Petkovic : ne dépendre de personne
Derrière les joueurs, le sélectionneur a posé le cadre. Vladimir Petkovic a martelé une consigne simple à ses hommes : oublier l'Espagne et ne compter que sur soi-même. Le technicien refuse que ses joueurs se perdent en calculs sur les autres résultats ou sur un éventuel adversaire en phase à élimination directe.
Cette philosophie a le mérite de la clarté. Elle protège un groupe jeune de la pression des scénarios extérieurs et le ramène à ce qu'il maîtrise : son propre match, sa propre intensité. Abada, Bentaleb et Hadjam n'ont fait que traduire cette ligne en mots de joueurs.
En face, une Autriche qui prévient
L'adversaire n'est pas venu pour spéculer. Ralf Rangnick a annoncé la couleur : son équipe ne jouera pas pour le nul. La promesse d'un match ouvert, où l'Algérie devra imposer son tempo plutôt que le subir. Voilà qui place le discours offensif d'Abada à l'épreuve du terrain.
C'est là que le test devient réel. Parler de gagner est une chose, le faire face à une sélection autrichienne décomplexée en est une autre. Mais le football algérien a déjà montré, de la génération de Belloumi et Madjer jusqu'à celle de Mahrez, qu'il sait répondre quand on lui annonce la guerre.
Une diaspora suspendue à ce match
De Paris à Bruxelles, de Montréal à Marseille, les supporters algériens attendent ce rendez-vous comme une finale avant l'heure. La parole donnée à des joueurs comme Abada et Hadjam, eux-mêmes issus de cette double culture, résonne particulièrement fort auprès d'une diaspora qui se reconnaît dans ces parcours.
La jeunesse a parlé, à elle désormais de signer sur le terrain. Une qualification se gagne avec les jambes autant qu'avec les mots. Et si Abada tient parole, une page commencera vraiment à s'écrire.
_Source : La Gazette du Fennec_
Réactions (0)
Soyez le premier à réagir !





