Ghedjemis : "Une famille", la recette des Verts au Mondial
Avant l'entrée des Verts dans la Coupe du monde 2026, l'ailier vante un vestiaire soudé. Suffisant pour bousculer les cadors face à l'humilité affichée ?
Quand un joueur parle de "famille", on hésite souvent entre la formule de circonstance et la conviction sincère. Fares Ghedjemis, lui, a choisi son camp avant le grand rendez-vous des Verts.
L'ailier international algérien a décrit un groupe traversé par une réelle complicité à l'approche de la Coupe du monde 2026. "Nous sommes comme une famille, l'entente est excellente et nous nous soutenons mutuellement", a-t-il confié. Une déclaration qui sonne comme un marqueur d'état d'esprit, à un moment où chaque détail compte pour une sélection qui veut renouer avec les sommets.
Un discours d'humilité, pas de renoncement
Ghedjemis n'a pas versé dans la fausse modestie ni dans la bravade. "Nous allons commencer notre parcours face au champion du monde. Nous devons faire preuve d'humilité, mais nous jouerons pour gagner", a-t-il lancé. La nuance est précieuse : reconnaître la hiérarchie sans s'y soumettre par avance. C'est l'équilibre que cherchent toutes les nations qui débarquent dans un Mondial avec l'ambition de surprendre plutôt que de figurer.
La cohésion comme arme tactique
Derrière le mot "famille", il y a une idée de jeu. Une équipe qui se soutient encaisse mieux les coups durs, défend plus haut, se replace plus vite. Pour une sélection algérienne qui a connu ces dernières années des tournois marqués par des tensions et des sorties précoces, l'argument de l'unité n'est pas anodin. Ghedjemis a d'ailleurs dit sa confiance envers son sélectionneur, signe d'un vestiaire qui semble aligné sur un cap commun.
Reste que la solidarité ne défend pas un corner et ne marque pas sur coup franc. Elle crée le terrain, pas le résultat.
Une génération qui a grandi devant le Mondial
L'ailier a aussi laissé parler l'émotion, évoquant son enfance bercée par les éditions 2010 et 2014, celles des exploits qui ont marqué toute une génération de supporters, en Algérie comme au sein de la diaspora en France, en Belgique et au Canada. Pour ces joueurs souvent passés par les centres de formation européens, porter le maillot des Verts en Coupe du monde dépasse la simple performance sportive. C'est une boucle bouclée, un héritage assumé.
Cette filiation avec les générations de Bougherra, de Mahrez ou de Feghouli n'est pas qu'un supplément d'âme. Elle installe une pression saine, celle de ne pas décevoir un public qui attend des Verts qu'ils existent au plus haut niveau.
Et maintenant ?
Les mots posent un décor. Le terrain tranchera. Une ambiance de groupe irréprochable a déjà porté des outsiders très loin dans un Mondial ; elle en a aussi laissé d'autres au bord de la route dès la phase de poules. Pour l'Algérie, l'enjeu sera de transformer cette cohésion affichée en repères collectifs, en automatismes, en points. Le récit familial de Ghedjemis ne vaudra que par ce qu'il produira balle au pied.
La question est désormais ouverte : cette unité revendiquée fera-t-elle la différence quand le niveau montera, ou restera-t-elle une belle promesse de coulisses ?
*Source : Foot Afrique*
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