Titraoui dit encore non, cette fois à l'Olympiacos
Partant de Charleroi, le milieu algérien a repoussé le projet grec malgré une offre montée à 10 millions bonus compris. Il attend le bon championnat, pas le premier chèque.
Le feuilleton Titraoui vient de connaître son deuxième refus retentissant, et c'est le joueur lui-même qui l'a prononcé. Selon le journaliste Sacha Tavolieri, le milieu international algérien a repoussé l'Olympiacos au terme d'une ultime discussion avec sa direction : le projet du vice-champion de Grèce, pourtant qualifié pour les tours préliminaires de la Ligue des champions, ne l'a pas convaincu. Après Hull City et ses 10 millions bonus compris, voilà un deuxième prétendant éconduit en quinze jours. Le natif de M'Sila est bel et bien partant de Charleroi, mais pas à n'importe quel prix, ni surtout vers n'importe où.
Une offre sérieuse, un projet qui ne l'était pas assez
Reprenons les chiffres, car ils disent l'intensité du bras de fer. Le club du Pirée avait d'abord transmis 7 millions d'euros, repoussés par Charleroi, avant de monter à 8 millions assortis de 2 millions de bonus et d'un pourcentage à la revente, pendant que les Zèbres campaient sur leur exigence de 10 millions fixes. Mais la vraie serrure n'était pas financière : selon la presse belge, Titraoui préférerait même la deuxième division anglaise à la ligue grecque, jugeant que son développement passe par un championnat plus exposé. Et soyons francs : quand un joueur de 23 ans refuse la Ligue des champions pour protéger sa progression, c'est qu'il a un plan, pas un caprice.
La cohérence d'un joueur qui sait ce qu'il vaut
Ce deuxième refus dessine une ligne de conduite limpide. Hull City offrait la Premier League mais un statut de promu relégable ; l'Olympiacos offre l'Europe mais un championnat périphérique aux yeux des sélectionneurs. Titraoui, absent de la liste mondialiste et déterminé à inverser cette situation, sait que son dossier en vert se jouera sur la visibilité et la régularité de son quotidien. Deux ans après son arrivée du Paradou, avec un statut de milieu parmi les plus influents de Belgique et un profil que la presse compare aux meilleurs relayeurs techniques, il peut se permettre d'attendre l'offre qui coche toutes les cases. Une chose est certaine : dans un mercato où tant de joueurs signent au premier chèque, cette patience-là est déjà une forme de maturité.
Charleroi, arbitre intéressé du feuilleton
Reste l'équation carolo, qui ne dépend pas que de la volonté du joueur. À un an d'échéances contractuelles qui se rapprochent, les Zèbres discuteront forcément avec le plus offrant, et chaque refus du joueur complique leur stratégie de valorisation. Le scénario d'un été qui s'étire jusqu'aux derniers jours d'août devient probable, avec le risque classique de ces dossiers : que la fenêtre idéale se referme et que tout le monde reparte pour six mois de statu quo. Le dossier devrait se décanter rapidement selon la presse belge.
Septembre en toile de fond
Pour les Verts, dont le milieu reste le grand chantier de la reconstruction, l'issue de ce feuilleton pèsera lourd : un Titraoui installé dans un championnat majeur serait un candidat naturel du nouveau cycle dès les éliminatoires. Le jour où il signera, on saura si sa patience était de la lucidité ou du perfectionnisme. En attendant, il vient de rappeler une règle que trop de jeunes oublient : une carrière se construit avec des non autant qu'avec des oui.
*Sources : Sacha Tavolieri, La Gazette du Fennec, Fennec Football, Sudinfo*
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