C'est acté : Antar Yahia premier adjoint de Petkovic
Libéré par Angers, le héros d'Oum Dourman prendra ses fonctions le 1er août aux côtés du sélectionneur reconduit. La boucle du feuilleton de l'été est bouclée.
Le feuilleton de l'été algérien vient de trouver son épilogue le plus inattendu. Selon le journaliste Samir Djabali, relayé par Fennec Football, Antar Yahia intégrera officiellement le staff technique de la sélection nationale en qualité de premier adjoint de Vladimir Petkovic. L'ancien capitaine a trouvé un accord avec le SCO Angers pour obtenir sa libération, et sa prise de fonction est fixée au 1er août, à quelques semaines de la réception de la Zambie. Le dernier obstacle est levé : l'homme de Khartoum s'assied enfin sur le banc des Verts. Pas à la place qu'on lui promettait en juillet, mais à celle que son CV autorisait.
Le dénouement logique d'un été absurde
Revenons sur le chemin parcouru, car il dit tout de cet été. Début juillet, le nom de Yahia fuitait comme celui du futur sélectionneur, quarante-huit heures après l'élimination, avant que l'affaire ne s'effondre sur une licence Pro manquante — une séquence que nous avions qualifiée de diversion, et que la suite n'a jamais démentie. Trois semaines plus tard, la commission technique recommandait le maintien de Petkovic, la FAF notifiait la reconduction, et voilà l'icône recasée au poste que la réglementation lui permettait d'occuper dès le départ. Et soyons francs : si la fédération avait annoncé d'emblée « Petkovic maintenu, Yahia premier adjoint », elle aurait économisé un mois de crise, trois polémiques et beaucoup de crédibilité.
Un rôle taillé pour ce qu'il peut vraiment apporter
Sur le fond, la formule a du sens, et il faut le reconnaître. Yahia apporte au banc ce qui lui manquait cruellement : une légitimité populaire incontestable, la mémoire du but qui a envoyé l'Algérie au Mondial 2010, une connaissance des vestiaires des deux rives et un profil de binational qui parle à toute la génération montante. Aux côtés d'un Petkovic fragilisé et d'un staff purgé de l'affaire Morandi, il incarne exactement la sentinelle algérienne que Khaled Lounici réclamait sur le modèle Halilhodzic-Kourichi. Son inexpérience du très haut niveau, réelle, pèse moins dans un rôle d'adjoint où l'influence compte plus que la licence. Une chose est certaine : ce banc-là aura enfin un visage que les supporters reconnaissent.
Un staff encore en chantier, un calendrier qui presse
Le dossier n'est pas clos pour autant. Selon la même source, Rafik Saïfi ne devrait pas figurer parmi les collaborateurs retenus, et plusieurs postes restent vacants, à pourvoir d'ici la rentrée de septembre. Préparation physique, analyse vidéo, encadrement des gardiens : chaque nomination dira si la FAF construit un vrai staff de reconquête ou complète un organigramme. La réception de la Zambie du 21 septembre, premier match des éliminatoires de la CAN 2027, n'attendra pas les retardataires.
Le duo de la dernière chance
Reste l'essentiel : un sélectionneur reconduit faute de mieux et une légende installée à ses côtés forment désormais un attelage inédit, condamné à réussir ensemble. Si la greffe prend, la FAF aura transformé son été catastrophique en coup de maître involontaire. Si elle échoue, Yahia servira de dernier rempart entre l'institution et la colère. Le jour où le duo alignera sa première composition face à la Zambie, l'été 2026 sera enfin derrière nous. Il était temps.
*Sources : Fennec Football, Samir Djabali*
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