Brésil-Maroc cette nuit : le choc qui peut tout faire basculer
Le quintuple champion du monde affaibli face au demi-finaliste 2022 confiant. Un duel d'ouverture explosif dès la première journée du groupe C au MetLife Stadium.
C'est l'une des affiches les plus attendues de la première semaine du Mondial 2026. Dans la nuit de samedi à dimanche, le Brésil et le Maroc s'affrontent au MetLife Stadium de New York/New Jersey, pour le compte de la première journée du groupe C. Coup d'envoi à minuit, heure française. Et soyons francs : ce n'est plus le grand Brésil qu'on connaissait face à un Maroc qui se contenterait de figurer. Cette fois, l'écart s'est resserré, et tout est possible.
Le Brésil n'est plus le rouleau compresseur d'autrefois, et le Maroc n'est plus l'outsider sympathique. La Seleção arrive même affaiblie après une qualification laborieuse en cinquième position des éliminatoires sud-américaines, derrière l'Argentine, l'Équateur, l'Uruguay et la Colombie. De son côté, le Maroc débarque avec un statut qu'il n'avait jamais eu : celui d'une nation respectée par les meilleures.
Un Brésil méconnaissable
Les Auriverdes traversent une zone de turbulences inédite depuis des décennies. Cinquième des qualifications sud-américaines, le quintuple champion du monde a frôlé l'humiliation et n'a obtenu son ticket pour la phase finale qu'à l'arraché. Une situation impensable pour la nation la plus titrée de l'histoire du Mondial. Carlo Ancelotti, arrivé à la tête de la sélection l'an dernier, a hérité d'un groupe en pleine reconstruction, où les noms ronflants ne suffisent plus à masquer le déclin collectif.
L'effectif aligne pourtant des talents indiscutables : Vinicius Junior, étoile du Real Madrid, Raphinha de Barcelone, le jeune phénomène Estêvão. Mais le Brésil n'est plus dominateur. Il doute, il bricole, il cherche ses repères. Une chose est certaine : la Seleção version 2026 ressemble davantage à une équipe sud-américaine ambitieuse qu'à une formation favorite du sacre. Et elle débarque face à un Maroc qui a su, lui, transformer son talent en certitude.
Le Maroc, vice-champion d'Afrique et plus que ça
De l'autre côté du couloir d'entrée du MetLife Stadium, le Maroc entre sur la pelouse avec une dimension qu'il n'avait jamais eue dans son histoire. Demi-finaliste du Mondial 2022 au Qatar, vice-champion d'Afrique en 2025 après une finale controversée face au Sénégal, le Royaume chérifien est devenu une vraie puissance footballistique mondiale. Le peuple marocain croit en ses Lions, et cette confiance se ressent jusque dans la préparation de l'équipe.
Le sélectionneur Mohamed Ouahbi a dû gérer deux forfaits de dernière minute, ceux du défenseur Nayef Aguerd et de l'ailier Abdessamad Ezzalzouli, blessés. Mais le groupe garde sa colonne vertébrale autour d'Achraf Hakimi, capitaine et leader incontesté. Carlo Ancelotti lui-même a reconnu publiquement au moment du tirage au sort que le Maroc était l'adversaire le plus dangereux de son groupe. Quand un coach de cette dimension le dit, c'est qu'il y croit vraiment.
Un parfum de revanche, 28 ans après
Détail historique qui n'a pas échappé aux supporters marocains : la dernière fois que le Maroc avait croisé le Brésil et l'Écosse dans une même phase de poules, c'était à France 98. Le Royaume avait terminé son tournoi avec quatre points, mais avait été éliminé suite à une victoire inattendue de la Norvège face au Brésil sur penalty. Une injustice statistique que les Lions de l'Atlas n'ont jamais oubliée.
Vingt-huit ans plus tard, le Maroc revient avec une équipe transformée, une expérience continentale et mondiale, et la rage de prendre sa revanche. Le jour où une nation africaine fera chuter le Brésil en match d'ouverture, ce sera une page de l'histoire qui s'écrira. Et c'est peut-être bien cette nuit que ça se passe.
Un match suivi par toute l'Afrique et le monde arabe
L'affiche ne concerne pas seulement les Marocains. Pour toute l'Afrique et le monde arabe, ce Brésil-Maroc est un événement. Après l'exploit ivoirien face à la France en amical, après la victoire algérienne face aux Pays-Bas, après le nul cap-verdien historique face à la Serbie, le continent attend désormais le scalp ultime : celui d'une grande nation sud-américaine au Mondial même. Et qui mieux que le Brésil pour incarner cette ambition continentale ?
Il ne s'agit évidemment pas d'enterrer la Seleção. Le talent reste là, l'expérience de la haute compétition aussi. Mais la dynamique est clairement du côté des Lions de l'Atlas. Hakimi, Saïss et leurs partenaires arrivent en pleine confiance, après une préparation rondement menée et un groupe soudé. Tout est en place pour un grand match.
Et maintenant ?
Le coup d'envoi sera donné à minuit heure française, dans la nuit du samedi 13 au dimanche 14 juin. DzChronique suivra évidemment la rencontre en direct pour ses lecteurs, avec le résultat, les buts et l'analyse à chaud. Pour la diaspora maghrébine et africaine, en France comme partout dans le monde, c'est l'un de ces rendez-vous qu'on ne manque pas. Brésil ou Maroc, l'Afrique ou l'Amérique du Sud, la nuit promet d'être longue. Et belle.
*Source : DzChronique*
Réactions (0)
Soyez le premier à réagir !





