Walid Sadi dévoile sa vision FAF pour le Mondial 2026
Le président de la FAF lie la préparation du Mondial à des réformes de fond. Vitrine planétaire d'un côté, chantier structurel de l'autre.
Le football algérien vit une période charnière, et son premier dirigeant l'a bien compris. Walid Sadi, président de la Fédération algérienne de football, a posé les contours de sa vision : préparer au mieux le rendez-vous planétaire de 2026 tout en engageant des réformes de fond. Deux chantiers menés de front, l'un visible, l'autre plus souterrain mais décisif.
Le Mondial comme horizon
La Coupe du monde 2026 n'est pas qu'un objectif sportif. C'est une vitrine, une occasion de mesurer le chemin parcouru et de placer l'Algérie là où son histoire la réclame. Sadi insiste sur la préparation, l'encadrement de la sélection et les conditions données au staff pour aborder le tournoi sans rien laisser au hasard. Une nation qui a connu Belloumi, Madjer et Mahrez ne se contente pas de figurer.
Des réformes pour ne pas vivre que d'éclats
Mais le vrai message est ailleurs. Derrière l'équipe nationale, c'est toute la structure qui doit évoluer : formation des jeunes, professionnalisation du championnat, modernisation de la gouvernance. Sadi le sait, les résultats d'aujourd'hui reposent sur des bases parfois fragiles. Construire dans la durée plutôt que vivre de coups d'éclat, voilà le cap affiché.
Le championnat, maillon à renforcer
Impossible de bâtir une grande sélection sur un championnat affaibli. La professionnalisation des clubs, l'amélioration des infrastructures et une gestion plus saine reviennent comme des priorités. Un vivier local solide, c'est moins de dépendance aux talents formés ailleurs et plus de fierté retrouvée. Le défi est immense, mais c'est là que se gagne la crédibilité d'un projet.
La diaspora et la base, deux moteurs
Le football algérien tire une partie de sa richesse de sa double identité : les talents formés au pays et ceux issus de la diaspora, de la France à la Belgique. Réconcilier ces deux réservoirs, fluidifier les passerelles, donner aux clubs locaux les moyens de retenir leurs pépites... le programme est vaste. Et soyons francs, c'est là que se jouera l'avenir, bien plus que sur un seul Mondial.
Les intentions sont posées. Reste le plus dur : les transformer en actes mesurables, loin des discours. Une chose est certaine : un Mondial réussi ouvrirait des portes, mais seules des réformes tenues dans le temps changeront durablement le visage du football algérien.
*Source : El Moudjahid*
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