Bensebaïni invisible face à la Bolivie : sera-t-il prêt le 16 juin ?
Absent face aux Pays-Bas, pas même sur la feuille de match face à la Bolivie : la situation de Ramy Bensebaïni interroge sérieusement à cinq jours du choc face à l'Argentine.
Voilà un dossier qui n'est plus simplement un dossier de précaution. C'est devenu une vraie inquiétude. Ramy Bensebaïni, cadre absolu de la défense algérienne et habituel patron du couloir gauche des Verts, n'a pas joué face à la Bolivie cette nuit à Lawrence. Une seconde absence consécutive après celle déjà constatée face aux Pays-Bas une semaine plus tôt à De Kuip. Et soyons francs : à cinq jours du choc face à l'Argentine, voir le défenseur du Borussia Dortmund manquer ses deux dernières rencontres de préparation soulève des questions de plus en plus pesantes.
L'information la plus dérangeante est tombée avec la publication de la feuille de match contre la Bolivie. Bensebaïni n'y figurait pas. Pas titulaire, pas remplaçant, pas convoqué. Cette absence-là va au-delà du simple choix tactique. Elle interroge frontalement sur l'état physique du joueur.
Une blessure au pied qui ne lâche pas
Le contexte est connu, et il n'est pas rassurant. Bensebaïni s'est blessé au pied le 26 avril dernier lors du match de Bundesliga entre Fribourg et le Borussia Dortmund. Une blessure qui lui a coûté les trois dernières journées du championnat allemand. Sa dernière apparition officielle en compétition remonte au 24 avril dernier. Le défenseur algérien n'a donc plus joué un match officiel depuis plus de six semaines.
Les premières informations se voulaient pourtant rassurantes. À son arrivée au stage de préparation de Sidi Moussa, le natif de Constantine s'était entraîné normalement avec le groupe. Vladimir Petkovic avait choisi de le retenir dans la liste des 26 pour le Mondial 2026, malgré les inquiétudes initiales. Une marque de confiance que tous les supporters avaient saluée. Une chose est certaine : ce choix se révèle aujourd'hui beaucoup plus discutable que la semaine dernière.
Deux absences consécutives, deux signaux
L'absence face aux Pays-Bas le 3 juin pouvait s'expliquer. Lors d'un match disputé face à une nation européenne de très haut niveau, le sélectionneur pouvait légitimement vouloir ménager l'un de ses cadres après plusieurs semaines sans rythme. La logique tenait. Petkovic disait alors que le défenseur préparait son retour pour la Bolivie, ce dernier amical où il aurait pu engranger des minutes précieuses dans des conditions plus calmes.
Mais voilà. Sept jours plus tard, Bensebaïni n'a même pas figuré sur la feuille de match face à la Bolivie. Pas une minute. Pas un quart d'heure de présence. Pas le moindre signe sur le terrain qui aurait permis de le rassurer, lui et la nation algérienne. Si l'absence face aux Pays-Bas pouvait passer pour de la prudence, celle face à la Bolivie commence à ressembler à une vraie indisponibilité.
Le calendrier qui se rétrécit dangereusement
À cinq jours du choc face à l'Argentine, le calendrier ne joue plus du tout pour Bensebaïni. Pour être titulaire face à Lionel Messi et l'Albiceleste le 16 juin, il faudrait que le natif de Constantine reprenne le rythme à une vitesse extraordinaire. Or aucun match officiel n'est prévu entre maintenant et l'entrée en lice des Verts. Seuls des entraînements et des oppositions internes pourraient l'aider à retrouver des sensations de compétition.
Le scénario le plus probable se dessine désormais. Bensebaïni sera vraisemblablement sur le banc face à l'Argentine, dans le meilleur des cas. Une titularisation directe, sans le moindre match dans les jambes depuis plus de sept semaines, serait un pari extrêmement risqué face à des attaquants du niveau de Lautaro Martínez, Julián Álvarez ou Messi lui-même. Le jour où un coach titularise un joueur sans rythme face à des champions du monde, il prend une responsabilité immense.
Le casse-tête défensif pour Petkovic
L'absence prolongée de Bensebaïni rebat les cartes pour le sélectionneur algérien. Une charnière centrale avec Zineddine Belaïd et Aïssa Mandi, complétée par Mohamed-Amine Tougaï en option, devient le scénario le plus crédible pour le coup d'envoi face à l'Argentine. Tougaï, malgré l'épisode disciplinaire qui le sanctionne en Tunisie, reste disponible en sélection et a montré face aux Pays-Bas qu'il pouvait apporter de la sérénité.
Mais perdre Bensebaïni d'entrée serait un coup dur. Son expérience, sa qualité dans la relance et sa puissance dans le duel manqueraient cruellement face à des adversaires de premier plan. La diaspora algérienne, en France comme partout dans le monde, espère un miracle de dernière minute. Pour l'instant, les signaux ne sont pas encourageants.
Et maintenant ?
Il reste cinq jours à Bensebaïni pour valider son état physique et obtenir le feu vert du staff médical. Cinq jours qui seront probablement décisifs pour son Mondial. Si le défenseur de Dortmund est apte, il pourra apporter son expérience comme remplaçant, voire arracher une titularisation en cas d'urgence. S'il ne l'est pas, la fin de son tournoi avant même qu'il ne commence laisserait un vide difficile à combler. Le rendez-vous est pris pour le 16 juin à l'Arrowhead Stadium de Kansas City. À nous d'espérer que la défense algérienne y entrera au complet.
*Source : DzChronique, Le Soir d'Algérie, La Gazette du Fennec, WMC, AfricaFoot*
Réactions (0)
Soyez le premier à réagir !





