Titraoui : la solution au milieu fragile de l'Algérie ?
Mehdi Mostefa plaide pour intégrer le milieu de Charleroi à l'entrejeu des Verts. Et si la réponse au point faible de l'Algérie venait de Belgique ?
Le milieu de terrain, voilà le chantier qui empêche l'Algérie de dormir tranquille. À l'approche du Mondial 2026, une voix autorisée propose une piste : celle de Yacine Titraoui, le milieu de Charleroi, présenté comme un souffle prometteur pour l'entrejeu des Verts.
Le plaidoyer de Mostefa
Dans un entretien accordé à Africafoot, Mehdi Mostefa, ancien international aux 26 sélections et acteur du Mondial 2014, n'a pas caché son admiration pour le joueur. « Je pense qu'il peut apporter beaucoup », assure-t-il, vantant un joueur doté « d'un énorme potentiel et du coffre ». Venant d'un homme qui a longtemps tenu ce rôle ingrat de récupérateur en sélection, l'éloge n'est pas anodin. Quand un ancien du métier reconnaît un successeur, le message mérite d'être entendu.
Une organisation pensée pour libérer le jeu
Mostefa ne s'est pas contenté de citer un nom : il a dessiné une structure. Son idée repose sur un trio au milieu, avec une sentinelle défensive au poste de numéro 6, rôle qu'il confie à Nabil Bentaleb, épaulée par deux relayeurs plus offensifs, Hicham Boudaoui et Titraoui. L'objectif est limpide : apporter de l'agressivité et de la mobilité, et libérer les créateurs vers l'avant. Sur le papier, l'équilibre est séduisant. Reste à le valider sur la pelouse.
Un point faible identifié
Il faut appeler les choses par leur nom. Le milieu algérien demeure le secteur le moins rassurant de la sélection. Sous la direction de Vladimir Petkovic, des éléments comme Ramiz Zerrouki ou Houssem Aouar n'ont pas totalement levé les doutes. C'est précisément là que l'expérience belge de Titraoui prend du relief : la Jupiler Pro League, championnat physique et intense, forge des joueurs habitués au combat. Et le combat, c'est exactement ce qui attend les Verts sur les terrains américains.
Un pari sur la jeunesse
Intégrer un nouveau visage à quelques mois d'un Mondial est toujours un pari. Mais l'histoire des Fennecs a souvent souri aux audacieux, à condition de leur donner du temps. La diaspora, qui suit de près ces talents éclos dans les championnats européens, accueillerait avec curiosité l'arrivée d'un profil neuf au milieu. On ne construit pas une équipe sur les certitudes du passé, mais sur les promesses qu'on ose lancer.
Reste désormais la décision du sélectionneur. La porte de l'entrejeu algérien est entrouverte, et un nom revient avec insistance. À Petkovic de trancher : faut-il faire confiance à la jeunesse pour combler la faille, ou s'en tenir aux valeurs sûres ?
_Source : Africafoot_
Réactions (0)
Soyez le premier à réagir !





