Argentine s'impose, Jordanie s'écroule : nos rivaux passés au crible
L'Argentine bat le Honduras 2-0, Scaloni cite l'Algérie. La Jordanie enchaîne une 2e défaite. Décryptage des prestations de nos deux adversaires du Mondial.
Pendant que les Verts savouraient leur exploit face aux Pays-Bas, nos deux adversaires du groupe J du Mondial 2026 jouaient aussi leurs derniers matchs de préparation. L'Argentine de Lionel Scaloni a maîtrisé le Honduras 2-0 dans le Texas. La Jordanie de Jamal Sellami, elle, a enregistré une deuxième défaite consécutive face à la Colombie. Et au milieu de tout cela, une phrase de Scaloni a fait le tour des médias algériens, suscitant questions et interrogations. Et soyons francs : sur la forme du moment, l'Algérie a de quoi y croire.
À une semaine de l'entrée en lice des Fennecs face à l'Albiceleste, voici ce qu'il faut retenir des prestations livrées par nos deux futurs adversaires. Le verdict est intéressant.
L'Argentine maîtrise le Honduras sans Messi
L'Albiceleste a livré une copie sérieuse face au Honduras samedi à Arlington, dans le Texas. Sans Lionel Messi, blessé au tendon d'Achille gauche depuis une rencontre récente avec l'Inter Miami, et toujours en phase de récupération, l'équipe championne du monde a fait le travail. Le 2-0 final est venu d'un penalty de Lautaro Martínez à la 37e minute, puis d'un but de Giuliano Simeone à la 54e, conclusion d'une talonnade dans la surface du même Lautaro Martínez. Une démonstration calibrée, sans débordements ni inquiétudes.
Lionel Scaloni a aligné une équipe composée en grande partie de remplaçants, ce qui en dit long. Le sélectionneur championne du monde a utilisé cette rencontre pour vérifier la bonne implication de tous les joueurs et donner du temps de jeu à des cadres pas toujours utilisés. Une chose est certaine : l'Argentine arrive aux États-Unis avec une assurance imposante. Reste à voir si Messi sera rétabli pour le 16 juin face aux Verts à Kansas City. Le dernier test argentin se jouera mardi face à l'Islande à Auburn, dans l'Alabama.
Scaloni et l'Algérie : la déclaration qui interroge
C'est la phrase qui a alimenté les conversations cette semaine. Interrogé en conférence de presse avant la rencontre face au Honduras, Lionel Scaloni a glissé une comparaison qui n'est pas passée inaperçue dans la presse algérienne. Selon La Gazette du Fennec, le sélectionneur argentin aurait justifié le choix de la sélection hondurienne en expliquant qu'elle ressemblait à l'Algérie, mais sans en avoir le niveau. Une déclaration ambivalente, à mi-chemin entre la reconnaissance et la provocation.
L'objectif réel de cette sortie reste flou. S'agit-il d'une simple analyse tactique, Scaloni cherchant un sparring-partner aux caractéristiques similaires à celles des Verts pour s'entraîner ? D'un message envoyé subtilement à ses propres joueurs pour les responsabiliser ? Ou d'une stratégie psychologique destinée à flatter et endormir avant le choc du 16 juin ? Le sélectionneur argentin est connu pour sa maîtrise des codes médiatiques. Une chose est sûre : un cadre d'une équipe championne du monde qui prend la peine de citer l'Algérie publiquement, ce n'est jamais anodin.
La Jordanie enchaîne une deuxième défaite
De l'autre côté du tableau, la Jordanie de Jamal Sellami connaît un parcours de préparation autrement plus compliqué. Battue 4-1 par la Suisse fin mai à Saint-Gall, la sélection jordanienne vient d'enchaîner avec une nouvelle défaite, 2-0 face à la Colombie au Snapdragon Stadium de San Diego dimanche soir. Les deux buts ont été inscrits par l'ailier colombien Jhon Arias, juste avant et juste après la mi-temps. Pour ne rien arranger, la Jordanie a fini le match à dix après un carton rouge tardif sur un tacle dangereux.
Le bilan jordanien en amical avant le Mondial est donc inquiétant : zéro victoire, deux défaites face à des sélections respectables mais loin d'être hors d'atteinte. La défense, déjà pointée du doigt après la déroute face aux Suisses, a confirmé ses fragilités face à des attaquants techniques comme Luis Díaz et Jhon Arias. Le sélectionneur marocain Jamal Sellami devra trouver rapidement les solutions s'il veut éviter une humiliation dès l'entrée en lice face à l'Autriche le 17 juin.
Ce que cela change pour l'Algérie
Le tableau d'ensemble est intéressant pour les Verts. L'Argentine, championne du monde et favorite incontestée du groupe, reste solide mais dépendante de l'état physique de son capitaine Messi. La Jordanie, théoriquement l'adversaire le plus abordable, traverse une crise de confiance qui pourrait ouvrir des espaces aux Fennecs le 23 juin. Et entre les deux, une Algérie qui revient de Rotterdam avec une victoire historique face aux Pays-Bas, dixième nation au classement FIFA.
Il ne s'agit évidemment pas de s'enflammer. Les amicaux ne sont pas des Mondiaux, et chaque sélection ajustera son jeu au moment d'entrer en compétition officielle. Mais sur l'état de forme actuel, les Verts peuvent légitimement penser qu'il y a une carte à jouer dans ce groupe J. Le jour où l'Algérie aborde un grand tournoi sans complexes, elle peut tout faire.
Et maintenant ?
Il reste à chacun à boucler sa préparation. L'Argentine joue l'Islande mardi à Auburn. La Jordanie a terminé son cycle américain. L'Algérie affrontera la Bolivie mercredi à Kansas City. Trois sélections, trois trajectoires, et un même rendez-vous : le 16 juin à Kansas City pour l'ouverture Argentine-Algérie, sans doute le match le plus regardé du tournoi pour la diaspora algérienne. Une chose est certaine : si Scaloni a cru endormir ses adversaires avec ses déclarations, il pourrait avoir un réveil compliqué.
*Source : La Gazette du Fennec, AfricaFootUnited, FootMercato, Outlook India, Eurosport*
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