Algérie-Bolivie le 10 juin : tout savoir avant l'ultime test
Dernier amical des Verts avant le Mondial à Kansas City. Le onze type se dessine-t-il déjà, et quelle prudence adopter face à une nation absente de la Coupe du Monde ?
Place au dernier round avant la grande aventure. Ce mercredi 10 juin 2026, l'Algérie disputera son tout dernier match amical avant son entrée en lice au Mondial face à l'Argentine. Adversaire du jour : la Bolivie, à Kansas City, en terre américaine. Une rencontre programmée à six jours seulement du choc du 17 juin contre l'Albiceleste, qui aura valeur de répétition générale pour les hommes de Vladimir Petkovic. Et soyons francs : il faudra trouver le juste équilibre entre l'envie de tester et la nécessité de préserver.
Après le succès historique 1-0 face aux Pays-Bas mercredi dernier à De Kuip, les Verts veulent confirmer leur montée en puissance. Mais le contexte de ce match impose ses propres règles, et l'enjeu n'est pas tout à fait celui d'un test face à un cador européen.
Le 10 juin à Kansas City, lieu exact à confirmer
La rencontre se jouera bien à Kansas City, comme l'a officialisé la FAF dans son communiqué publié à l'issue du Bureau fédéral du 22 mai. Petite particularité administrative : le stade précis n'est pas encore arrêté officiellement. La FAF attend en effet le feu vert de la FIFA pour utiliser l'un des stades de la région, déjà réquisitionnés pour les entraînements des sélections du Mondial. Le détail devrait être levé dans les prochains jours.
Le camp de base algérien est lui parfaitement défini : les Verts s'installeront à Lawrence, à 40 kilomètres à l'ouest de Kansas City, dès le 7 juin. La délégation voyagera à bord d'un avion spécial d'Air Algérie peint aux couleurs des Fennecs, un détail symbolique qui en dit long sur la dimension de cet événement national. Les entraînements se tiendront au Rock Chalk Park, complexe situé près de l'University of Kansas.
Pourquoi la Bolivie, et pas une nation qualifiée ?
Le choix de l'adversaire mérite d'être expliqué. La Bolivie, éliminée en barrages face à l'Irak, ne dispute pas le Mondial 2026. La FAF avait initialement exploré d'autres pistes, dont le Venezuela, jugé d'un niveau supérieur. Mais les exigences financières imposées par certains intermédiaires ont refroidi les dirigeants algériens, qui ont refusé de payer trop cher pour un simple amical. La Bolivie est devenue la solution la plus réaliste sur le plan budgétaire.
Malgré cela, le choix se justifie sur le plan tactique. La FAF a souligné que le style sud-américain de la Bolivie présente des similitudes avec celui de l'Argentine. L'idée est claire : familiariser les joueurs aux rythmes et méthodes du football latino-américain à six jours d'affronter l'Albiceleste. Un test ciblé, plus qu'un sommet européen comme celui livré à De Kuip.
Le onze de départ se dessine-t-il enfin ?
La vraie question est ailleurs. Après ce que les Verts ont montré face aux Pays-Bas, est-on capable de deviner le onze type que Petkovic alignera face à l'Argentine ? Les arguments sont nombreux pour certains. Luca Zidane s'est imposé comme le numéro un définitif dans les buts. Anis Hadj Moussa a tranché la concurrence avec Riyad Mahrez sur l'aile droite. Ibrahim Maza et Farès Chaïbi ont prouvé qu'ils étaient prêts au milieu. Jaouen Hadjam a marqué de gros points à gauche.
Reste à savoir si le sélectionneur osera tirer toutes les conséquences de cette seconde mi-temps métamorphosée. C'est précisément ce que cet ultime amical pourra dire. Si Petkovic titularise d'entrée ces joueurs face à la Bolivie, ce sera un signal fort sur ses intentions pour l'Argentine. S'il revient à son onze habituel, le débat tactique restera entier. Une chose est certaine : on attendra cette feuille de match avec gourmandise.
L'enjeu caché : ne pas se blesser
Il y a aussi un impératif qu'on ne dira jamais assez. À six jours seulement du sommet face à l'Argentine, le risque numéro un de ce match s'appelle la blessure. La Bolivie n'est pas qualifiée pour le Mondial, et n'aura donc rien à perdre dans cette rencontre. Les Sud-Américains pourraient mettre de l'engagement physique pour ne pas céder face à une nation mondialiste. Voilà précisément le scénario à craindre.
Les cadres de la sélection auront à cœur de bien préparer ce match, sans s'exposer inutilement aux contacts dangereux. Petkovic devra peut-être effectuer plusieurs rotations en seconde mi-temps pour épargner ses titulaires probables. Le 17 juin se gagne d'abord sur la pelouse de Kansas City le 10. Mais en restant entier.
Et maintenant ?
Les Verts arriveront à Lawrence dans trois jours, frais et confiants après leur exploit néerlandais. Quelques séances d'entraînement, un dernier amical pour valider les choix, et place au sommet. Pour la diaspora algérienne aux États-Unis comme aux quatre coins du monde, ce 10 juin sera la dernière respiration avant la grande affaire. À Kansas City, on règle les derniers détails. À Inglewood le 17, on attaque l'Histoire.
*Source : DzChronique*
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