Bensebaini de retour : son premier Mondial se précise enfin
Absent deux semaines sur blessure, le défenseur de Dortmund rejoint le CTN le 25 mai. À 81 sélections, il n'a jamais disputé une seule Coupe du monde.
Le 29 mars 2022, au terme d'un play-off douloureux contre le Cameroun, Ramy Bensebaini avait regardé la Coupe du monde depuis chez lui — suspendu sur carton jaune. Ce soir-là, toute une Algérie avait ravalé ses larmes. Quatre ans plus tard, le défenseur du Borussia Dortmund avait une nouvelle raison de s'inquiéter : une blessure à la cheville menaçait son rassemblement pré-Mondial. Mais le verdict médical est tombé, et il est bon.
La peur était réelle
Une cheville, deux matchs de Bundesliga manqués, et soudain toute une sélection qui retient son souffle. L'information avait de quoi alarmer : Bensebaini, pilier de l'arrière-garde algérienne depuis des années, venait d'être écarté des dernières journées de Dortmund. La question avait rapidement envahi les réseaux algériens, de Paris à Montréal en passant par Bruxelles : allait-il manquer le stage pré-Mondial ? À 81 sélections, il représente bien plus qu'un défenseur fiable — c'est un repère pour l'ensemble du bloc défensif des Fennecs, et son absence aurait pesé lourd, défensivement comme symboliquement.
Le 25 mai à Sidi Moussa
La bonne nouvelle est désormais officielle : Bensebaini rejoint le Centre technique national de Sidi Moussa le 25 mai, apte à travailler avec le groupe. L'encadrement technique peut souffler. Mais le feu vert médical ne signifie pas carte blanche — il sera géré avec précaution pour éviter toute rechute. Le match amical contre les Pays-Bas, prévu le 3 juin, pourrait se jouer sans lui selon l'évolution de ses sensations à l'entraînement. Et soyons francs : une rechute maintenant serait infiniment plus coûteuse qu'une absence contre les Hollandais.
Préserver pour mieux frapper
Un Mondial se prépare sur la durée, pas sur un match amical de préparation. Mieux vaut un Bensebaini à 100% qu'un Bensebaini forcé qui rechute. Le staff le sait — et l'attitude de l'encadrement algérien ces derniers mois prouve qu'il ne joue plus avec la santé de ses cadres. Le défenseur du Borussia Dortmund a acquis, au fil des années en Bundesliga, une connaissance parfaite de son corps et de ses limites. Il sera prêt quand il le faudra, pas avant.
81 sélections, zéro Mondial — jusqu'ici
Cinq CAN, zéro Mondial. La parenthèse se referme en 2026. Voilà résumée, en deux chiffres, l'histoire intime de Ramy Bensebaini avec la sélection algérienne. À 30 ans, au sommet de sa maturité défensive, il arrive à ce rendez-vous avec un bagage rare : l'expérience cumulée d'un joueur qui a tout connu en club, mais qui attend encore la scène ultime en sélection. Le Mondial 2022 au Qatar lui avait été volé par un carton jaune de trop. Celui de 2026, aux États-Unis, au Canada et au Mexique, personne ne pourra le lui prendre. Le jour où il foulera la pelouse d'un Mondial, quelque chose se referme pour toute une génération — ceux qui étaient dans les stades ce soir de mars 2022, et ceux qui regardaient depuis leur salon à Lyon, à Anvers ou à Laval.
*Source : La Gazette du Fennec*
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