Mesloub, 16 ans et déjà courtisé : l'Algérie doit-elle foncer ?
Étincelant avec Lens en Ligue des champions, le fils de Walid Mesloub affole l'Europe. Mais l'Algérie n'est pas seule sur le dossier, loin de là.
Le nom vous dit forcément quelque chose. Jeudi soir, lors de la victoire arrachée par le RC Lens face au Slavia Prague en Ligue des champions, un gamin de 16 ans a changé le visage de son équipe en une demi-heure de jeu. Il s'appelle Mezian Mesloub, et il est le fils de Walid Mesloub, l'ancien international algérien aux 7 sélections, passé par Lens, Istres, Le Havre et Lorient.
Une précocité qui affole les compteurs
Son histoire avait déjà fait le tour de la France au printemps. Le 8 mai dernier, pour sa toute première apparition chez les professionnels, l'ailier avait marqué quelques secondes seulement après son entrée en jeu face à Nantes. À 16 ans et 181 jours, son but offrait la victoire à Lens (1-0) et validait la qualification du club en Ligue des champions. Un scénario d'une précocité rarissime, qui lui a valu de signer son premier contrat professionnel cet été.
Formé à Lorient puis à la Gaillette, le centre de formation lensois, Mezian a grandi dans le football : son père Walid y officie comme entraîneur adjoint de l'équipe réserve. Jeudi face au Slavia, le jeune ailier droit a confirmé que son coup d'éclat de mai n'était pas un accident.
Trois nations, un seul maillot
Et c'est là que le dossier devient sensible pour l'Algérie. Fils d'un père franco-algérien et d'une mère portugaise, né en France, Mezian peut prétendre à trois sélections. Pour l'heure, c'est le Portugal qui a pris les devants : le joueur a déjà disputé trois rencontres avec les U16 de la Seleção et cinq avec les U17. Selon Le Parisien, ni le joueur ni son entourage n'ont toutefois arrêté de décision définitive concernant son avenir international.
Et soyons francs : le précédent Akliouche a laissé des traces chez les supporters algériens, et chacun sait que ces dossiers se jouent tôt, dans la discrétion et la durée. Les sélections de jeunes ne sont pas engageantes — seule une convocation officielle en A verrouille un joueur — mais chaque match disputé sous un autre maillot renforce des liens que la FAF devra ensuite défaire.
Un profil rare à ne pas laisser filer
La filière familiale plaide pour les Verts. Walid Mesloub a porté le maillot algérien, connaît la maison et mesure ce que la sélection peut offrir à son fils. Mais le romantisme ne suffira pas : à ce niveau de précocité, c'est un projet sportif clair et un suivi régulier qui font la différence. La direction technique nationale, qui a fait de la détection des binationaux un axe prioritaire, est prévenue.
Une chose est certaine : un ailier de 16 ans capable de peser sur un match de Ligue des champions ne restera pas longtemps un secret. La concurrence au poste, incarnée à Lens par Florian Thauvin, freinera peut-être son temps de jeu à court terme, mais pas l'intérêt des fédérations.
Le jour où Mezian Mesloub choisira son maillot, l'Algérie devra pouvoir se dire qu'elle a tout tenté.
Sources : Eurosport, Orange Sports, Foot01, Le Parisien
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