Bounedjah enchaîne : 3 buts en 3 journées au Qatar
Buteur lors du succès d'Al Shamal contre Al Shahaniya, l'attaquant algérien reste sur une série parfaite. Et si son retour chez les Verts se rejouait ?
Il y a des attaquants qu'on range trop vite au rayon des souvenirs. Baghdad Bounedjah, lui, répond de la seule manière qu'il maîtrise vraiment : en marquant. Encore. Lors du succès d'Al Shamal face à Al Shahaniya (4-2), l'Algérien a une nouvelle fois trouvé la faille. Trois journées de championnat qatari, trois buts. La régularité d'un homme qui n'a jamais oublié où se situent les filets.
Une série qui ne doit rien au hasard
Marquer une fois, c'est une bonne soirée. Marquer lors de chacune des trois premières journées, c'est une dynamique. Bounedjah n'a pas soudainement retrouvé une qualité qu'il aurait perdue : il a retrouvé un rôle, des ballons, une confiance. Un renard des surfaces ne perd pas son instinct, il perd du temps de jeu.
Ce démarrage dit aussi quelque chose du joueur. À un âge où beaucoup d'attaquants gèrent leur fin de parcours, lui continue de se placer dans la surface avec la même gourmandise qu'à l'époque où il faisait trembler les défenses qataries sous le maillot d'Al Sadd. Les habitudes de buteur ne se démodent pas.
Al Shamal, un projet qui lui va bien
On a beaucoup parlé de ce transfert comme d'un pas de côté. Les faits racontent autre chose : dans une équipe qui a besoin de repères offensifs, Bounedjah est redevenu le point de fixation autour duquel tout s'organise. Un succès 4-2 face à Al Shahaniya, un but de plus au compteur, et un attaquant qui redevient le premier nom qu'on cite après le coup de sifflet final.
Le championnat qatari a ses limites, personne ne le nie. Mais l'efficacité, elle, se lit partout de la même façon : trois matchs, trois buts.
Le débat qui va revenir chez les supporters
À chaque série de ce genre, la même conversation ressurgit des cafés d'Alger jusqu'aux salons de la diaspora, à Paris, Bruxelles ou Montréal. Faut-il rouvrir la porte de la sélection à un champion d'Afrique 2019 qui marque toujours ? Les partisans du renouvellement rappellent que l'attaque algérienne s'est reconstruite autour d'une nouvelle génération. Les autres répondent qu'aucune de ces générations n'a produit un finisseur aussi instinctif dans la surface.
Et soyons francs : dans un tournoi qui se joue sur des détails, un buteur en confiance n'est jamais un problème de luxe.
Ce que dit vraiment ce début de saison
Bounedjah ne fait pas campagne. Il ne réclame rien publiquement, ne commente pas les listes, ne joue pas la carte de la nostalgie. Il enchaîne les rencontres et il inscrit des buts, ce qui reste la façon la plus difficile de se faire oublier. Le reste — les convocations, les débats, les tribunes — ne lui appartient pas.
Bounedjah ne discute pas : il marque.
La suite dira si cette série tient sur douze journées ou si elle s'essouffle avec l'automne. Mais une question mérite d'être posée dès maintenant : combien d'attaquants algériens peuvent aujourd'hui aligner trois buts en trois sorties officielles ?
*Source : La Gazette du Fennec*
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