USMA prête pour Khenchela : le test après l'été agité
Après un intersaison marquée par les turbulences dirigeantes, l'USM Alger se présente au complet face à Khenchela. Le terrain va-t-il enfin faire taire les bruits ?
Il y a des matchs qui valent plus que trois points. Celui que l'USM Alger s'apprête à disputer face à Khenchela en fait partie, non pas par le prestige de l'adversaire, mais par ce qu'il doit prouver : que le vestiaire rouge et noir a survécu à un été bruyant.
Un groupe annoncé prêt, et c'est déjà une nouvelle
Le staff usmiste a fait savoir que l'équipe était prête pour ce rendez-vous. La formule paraît anodine ; elle ne l'est pas quand on sait à quel point la préparation du club a été perturbée par les remous en interne, entre changements à la tête de la direction sportive et débats publics sur le plan de recrutement. Une préparation hachée laisse toujours des traces, et les premières journées de championnat sont impitoyables avec les équipes qui ont couru après le temps.
Que le groupe se présente au complet et annoncé sur pied change donc la donne. Un club se juge d'abord à sa capacité à isoler ses joueurs du bruit.
Khenchela, un adversaire qu'on ne prend pas à la légère
Dans le championnat algérien, les formations de l'Est ont pris l'habitude de bousculer les cadors quand ceux-ci arrivent avec la tête ailleurs. Khenchela s'est bâti ces dernières saisons une réputation d'équipe désagréable à jouer, capable de fermer les espaces et de punir sur un ballon. L'USMA, elle, arrive avec le statut de favorite et le poids qui va avec.
Ce déséquilibre de statut est justement le piège. Les grands clubs algériens perdent rarement ces matchs sur le plan technique ; ils les perdent sur l'engagement. Et l'engagement, à ce niveau, ne se décrète pas en conférence de presse.
Ce que l'USMA doit à son public
Il faut rappeler d'où vient ce club. L'USM Alger reste l'une des rares équipes algériennes à s'être imposée sur la scène continentale ces dernières années, et ses supporters — de Soustara jusqu'aux cafés de Saint-Denis ou de Bruxelles où l'on suit encore la Ligue 1 algérienne — n'ont pas oublié ce que le maillot représente. Ce public accepte une défaite, il accepte mal l'impression que le club se dévore lui-même.
D'où l'importance d'un début de saison propre. Enchaîner des résultats, installer une hiérarchie claire, laisser l'entraîneur travailler : rien de spectaculaire, mais tout ce qui manque quand une saison part de travers. Une équipe stabilisée sur le terrain fait taire dix communiqués.
Le vrai baromètre commence maintenant
Un match contre Khenchela ne dira pas si l'USMA jouera le titre. Il dira si ce groupe a une colonne vertébrale, si les recrues ont été intégrées, si le collectif tient quand le score reste bloqué à zéro pendant une heure.
Les supporters usmistes ont appris à se méfier des débuts trompeurs. Ils attendent moins une démonstration qu'un signal : celui d'une équipe qui sait pourquoi elle est là. La réponse, comme toujours, se donnera sur la pelouse et nulle part ailleurs.
*Source : L'Expression*
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