Hadjam et Brighton défient Monaco en Conference League
Le tirage a livré son verdict pour quatre internationaux algériens engagés en C4. Entre affiches prestigieuses et déplacements piégeux, qui s'en sortira ?
Le tirage au sort de la Conference League a rendu son verdict le 28 août 2026, et plusieurs Algériens ont désormais un calendrier européen sous les yeux. Pour certains, c'est une promesse d'affiches. Pour d'autres, un parcours du combattant à travers l'Europe de l'Est et du Nord.
Hadjam et Brighton héritent d'un tirage à haute visibilité
Récemment transféré à Brighton & Hove Albion, Jaouen Hadjam va découvrir l'Europe sous ses nouvelles couleurs. Et pas devant n'importe qui : l'AS Monaco, le Panathinaïkos, Getafe, le CS Universitatea Craiova, Jablonec et Kauno Žalgiris composent son programme.
Autant dire que le latéral algérien va passer du niveau de l'entraînement à celui de l'examen en quelques semaines. Monaco, c'est le retour vers un championnat français qu'il connaît par cœur. Getafe, c'est l'école espagnole de l'intensité et du duel permanent. Le Panathinaïkos, c'est une ambiance de chaudron que peu de joueurs oublient. Un tirage exigeant, mais surtout un tirage visible.
On ne se fait pas un nom en Europe contre des adversaires qu'on oublie.
Trois autres Fennecs engagés, trois réalités différentes
Hadjam n'est pas seul. Trois autres internationaux algériens savent désormais à quoi s'attendre dans cette compétition :
- Abdelkahar Kadri, avec La Gantoise, affrontera le SC Braga, l'Étoile rouge de Belgrade, le KuPS Kuopio, Brann, Aarhus et Thun.
- Ahmed Kendouci, avec le FC Lugano, se mesurera au FC Copenhague, à l'Étoile rouge de Belgrade, à Getafe, Saint-Trond, Jablonec et Kauno Žalgiris.
- Ramiz Zerrouki, avec le FC Twente, croisera Fribourg, Pafos, Lincoln Red Imps, le Kairat Almaty, Aarhus et Thun.
Trois championnats différents, trois statuts différents, une même vitrine. Kadri évolue dans un club belge habitué aux joutes européennes. Kendouci découvre le rythme suisse avec des adversaires danois et serbes redoutables. Quant à Zerrouki, il hérite du tirage le plus dépaysant, entre Chypre, Gibraltar et le Kazakhstan, ce qui signifie surtout des heures d'avion et des pelouses imprévisibles.
Ce que l'Europe apporte vraiment à la sélection
Les matchs européens ne se résument pas à une ligne sur un CV. Ils imposent un rythme, une gestion de la fatigue, une confrontation régulière avec des styles étrangers. C'est exactement ce que réclame une sélection nationale à ses joueurs : de l'expérience accumulée ailleurs, ramenée ensuite dans le vestiaire des Verts.
Le drapeau algérien se défend aussi le jeudi soir, loin des projecteurs.
Deux autres profils méritent d'être suivis de près par les observateurs de la diaspora : Mohamed Brahimi, 27 ans, latéral droit ou ailier au CSKA Sofia, et Sabri Guendouz, 26 ans, milieu offensif ou attaquant au Heart of Midlothian en Écosse. La carte algérienne en Europe s'étend bien au-delà des cinq grands championnats, et c'est une richesse qu'on sous-estime encore.
Une compétition qu'on a trop longtemps regardée de haut
La Conference League a longtemps été traitée comme la petite sœur des coupes d'Europe. Elle a pourtant offert des soirées mémorables, des parcours improbables et surtout des minutes précieuses à des joueurs qui n'auraient jamais vu la Ligue des champions.
Pour Hadjam, Kadri, Kendouci et Zerrouki, la question n'est pas le prestige du trophée. Elle est plus simple et plus brutale : combien de fois leur nom figurera-t-il sur la feuille de match ?
*Source : La Gazette du Fennec*
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