Chaïbi vers la Premier League ? Crystal Palace insiste
L'avenir du milieu offensif algérien reste flou à Francfort alors que l'Angleterre revient à la charge. Faut-il tenter la Premier League maintenant ?
Il reste quelques jours avant que les portes du mercato ne se referment, et un nom algérien continue de circuler entre l'Allemagne, l'Angleterre et l'Italie. Farès Chaïbi n'a pas tranché son avenir, mais le marché, lui, a déjà voté.
L'Angleterre ne lâche pas le morceau
Selon les informations relayées outre-Rhin par Kicker, Crystal Palace a manifesté son intérêt pour l'international algérien. Ce n'est pas une lubie de dernière minute : le club londonien fait partie de ces formations anglaises qui savent identifier des profils techniques avant qu'ils ne deviennent hors de prix. En parallèle, des clubs italiens suivent également le dossier.
Résultat : la Premier League apparaît aujourd'hui comme une destination crédible pour un joueur dont l'avenir à l'Eintracht Francfort demeure incertain. Et quand le championnat le plus riche du monde frappe à la porte à quelques jours de la clôture, il devient difficile de faire semblant de ne pas entendre.
Un profil que le marché continue de valoriser
La force de Chaïbi tient dans sa polyvalence. Meneur de jeu, ailier ou milieu offensif : l'ancien Toulousain peut occuper plusieurs rôles dans les vingt-cinq derniers mètres, ce qui explique qu'il conserve une cote intéressante malgré une situation floue en club. Dans un football moderne où les entraîneurs changent de système au milieu d'un match, cette souplesse vaut de l'or.
Un joueur qui sait tenir trois postes ne reste jamais longtemps sans offres.
Mais la polyvalence a son revers, et il serait malhonnête de l'ignorer. Le joueur capable de tout faire est parfois celui qu'on ne titularise nulle part. C'est précisément le piège que Chaïbi doit éviter en choisissant sa prochaine destination : signer pour un rôle, pas pour un maillot.
La Ligue 1, la Bundesliga, et maintenant l'Angleterre
Le parcours de l'Algérien raconte une trajectoire cohérente. Toulouse lui a donné une vitrine française, Francfort lui a offert un club allemand de dimension européenne. La Premier League constituerait la troisième marche, la plus exigeante physiquement, celle où les intervalles se referment en une seconde et où l'erreur technique se paie immédiatement.
La diaspora algérienne, en France comme en Angleterre, connaît bien cette étape. Elle a vu Riyad Mahrez y débarquer sans certitude et en repartir avec un palmarès. L'Angleterre ne pardonne pas les approximations, mais elle récompense ceux qui s'y adaptent comme aucun autre championnat.
La Premier League ne fabrique pas les talents, elle les révèle ou les efface.
Les prochains jours seront déterminants
Toute la difficulté vient du calendrier. Il ne reste que quelques jours, et un dossier de cette nature demande un accord entre trois parties : le joueur, Francfort et l'acheteur. Rester à l'Eintracht avec un statut incertain n'a rien d'une catastrophe si le nouveau projet sportif lui redonne un rôle clair. Partir précipitamment vers un club anglais qui n'aurait pas défini sa place serait, en revanche, une erreur classique de fin de marché.
Pour la sélection algérienne, l'enjeu est direct : un Chaïbi qui enchaîne les matchs à un poste défini vaut bien mieux qu'un Chaïbi installé dans le meilleur championnat du monde mais cantonné à des entrées de vingt minutes.
Le téléphone sonne, l'Angleterre attend, et l'horloge tourne. Reste à savoir si Farès Chaïbi choisira le prestige ou le temps de jeu.
*Source : DZFoot*
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