Le rêve européen de Boulbina a un obstacle inattendu
Décidé à quitter le Qatar pour l'Europe, au point d'accepter des sacrifices financiers, l'attaquant algérien d'Al-Duhail se heurte au refus de son entraîneur, un certain Djamel Belmadi.
Le dossier le plus paradoxal du mercato algérien se joue à Doha. Adil Boulbina, auteur d'une première saison pleine au Qatar, a décidé de franchir le cap européen dont il rêve depuis toujours. Mais selon plusieurs sources concordantes, dont Afrik-Foot et Africafoot, un obstacle inattendu se dresse sur sa route : Djamel Belmadi, son entraîneur à Al-Duhail, s'oppose fermement à son départ.
Un joueur prêt à tous les sacrifices
La détermination de l'ancien meneur du Paradou AC ne fait aucun doute. À 23 ans, l'attaquant souhaite tenter sa chance sur le Vieux Continent, où plusieurs clubs suivent sa situation, notamment en Belgique et en Allemagne. Le joueur serait même disposé à consentir un effort financier significatif sur son salaire pour faciliter l'opération, un geste rare dans le football moderne qui dit tout de ses priorités : le projet sportif avant l'argent.
Côté finances, Al-Duhail réclamerait entre 10 et 12 millions d'euros, avec une possible ouverture autour de 7 à 8 millions en cas de négociations avancées. Des montants loin d'être rédhibitoires pour des clubs européens ambitieux, surtout pour un joueur de son âge et de son potentiel. Le vrai verrou est ailleurs : Belmadi considère Boulbina comme un élément central de son dispositif et refuse de s'en séparer à quelques jours de la reprise du championnat qatari.
L'ironie d'une promesse
Et soyons francs : la situation ne manque pas de piquant. L'été dernier, c'est Belmadi en personne qui avait insisté pour attirer le meilleur buteur du championnat algérien à Doha, en promettant, selon le spécialiste Nabil Djellit, de l'aider à franchir un cap vers l'Europe à court terme. Le Qatar devait être un tremplin, avec un salaire confortable et du temps de jeu pour se montrer. Un an plus tard, la première partie du contrat est remplie : Boulbina a brillé, sa cote a grimpé, les courtisans se pressent. Mais au moment d'honorer la seconde partie, le tremplin ressemble de plus en plus à un plafond.
Pour l'ancien sélectionneur des Verts, l'équation est compréhensible : priver son équipe de son meilleur atout offensif à la veille de la reprise affaiblirait directement ses ambitions. Mais pour le joueur, chaque mercato manqué à 23 ans est une fenêtre qui se referme, et l'histoire du football algérien regorge de talents partis trop tard en Europe.
Le temps presse
Une chose est certaine : les dernières semaines du mercato seront décisives. Boulbina pousse, Al-Duhail a assoupli ses exigences financières, et seul Belmadi maintient le verrou. Si un club européen formule une offre sérieuse, le technicien devra choisir entre son intérêt sportif immédiat et la parole donnée à un joueur qu'il a lui-même convaincu de venir.
Le jour où Adil Boulbina foulera enfin une pelouse européenne, ce bras de fer estival ne sera plus qu'une anecdote. Encore faut-il que ce jour arrive avant la fermeture du marché, et non dans un an de plus.
Réactions (0)
Soyez le premier à réagir !





