Belaïli répond à Benlamri et menace de tout révéler
Accusé par le porte-parole du MC Alger d'avoir signé un contrat avec le club algérois, l'ailer de l'Espérance contre-attaque frontalement et affirme détenir des preuves compromettantes.
Le feuilleton Belaïli vient de basculer dans une toute autre dimension. Vingt-quatre heures après l'activation de son contrat avec l'Espérance de Tunis suite à la décision favorable du TAS, l'ailier international algérien a rompu le silence pour répondre à Djamel Benlamri, manager et porte-parole du MC Alger, qui affirmait publiquement que le retour du joueur au Mouloudia était acté. Et la réponse, relayée par Fennec Football, est d'une violence rare.
Un défi lancé publiquement
Belaïli ne s'embarrasse d'aucune précaution diplomatique. À Benlamri, qui assure que le joueur s'est engagé avec le club algérois, l'Oranais lance un défi frontal : *« Si vous disposez d'un contrat que j'aurais signé avec le MC Alger, exhibez-le »*. Puis il monte encore d'un cran, invitant l'ancien défenseur des Verts à avoir honte et à cesser de mentir au peuple, avant de brandir une menace explicite : si les accusations continuent, il publiera les messages et les enregistrements audio qu'il affirme détenir.
Des mots d'une gravité inhabituelle, même dans un football algérien habitué aux polémiques, et qui opposent deux figures ayant partagé le vestiaire de la sélection lors du sacre continental de 2019. L'image des deux champions d'Afrique s'écharpant par médias interposés a de quoi attrister tous les supporters des Verts.
Deux versions irréconciliables
Sur le fond, le dossier ressemble à un nœud juridique inextricable. D'un côté, le MC Alger a haussé le ton dans un communiqué officiel, affirmant détenir un contrat paraphé en bonne et due forme par le joueur et se disant prêt à utiliser tous les moyens légaux devant les instances compétentes pour défendre ses droits. De l'autre, l'Espérance de Tunis a annoncé jeudi soir l'activation automatique du contrat signé par Belaïli, devenu effectif dès la levée de sa suspension par le Tribunal Arbitral du Sport.
Et soyons francs : si les deux clubs disent vrai, le problème porte un nom, celui d'un double engagement. Selon la presse spécialisée, dont La Gazette du Fennec, le joueur aurait d'abord conclu un accord avec le Mouloudia avant de se raviser et de retourner négocier à Tunis. Si ce scénario se confirmait devant les instances, l'affaire pourrait déboucher sur une nouvelle bataille réglementaire à haut risque pour un joueur qui sort à peine d'un an de procédures avec Ajaccio.
Un talent encore une fois rattrapé par l'extra-sportif
Une chose est certaine : ce nouvel épisode raconte, une fois de plus, le paradoxe Belaïli. À 34 ans, l'un des talents les plus purs de sa génération devrait concentrer toute son énergie sur sa rééducation et son retour à la compétition, à un moment où il clame publiquement son envie de retrouver la sélection. Au lieu de cela, le voilà engagé dans un troisième front, entre un club qui l'attend, un autre qui le réclame et des menaces de révélations publiques.
Le jour où Youcef Belaïli ne fera plus parler que ses pieds, le football algérien s'en portera mieux, et lui aussi. En attendant, ce bras de fer entre Alger et Tunis ne fait probablement que commencer, et ses prochains rebondissements risquent de se jouer devant les instances plutôt que sur un terrain.
Réactions (1)
Belaili est connu pour ses revirements et Belamri est aussi très connu pour son honnêteté. Donc inutile de chercher à découvrir qui dit vrai





