Successeur de Petkovic : cap sur l'école espagnole
Un comité technique examine déjà les candidatures, avec une préférence qui se dessine pour un technicien formé en Espagne. Les pistes locale et française sont écartées.
La page Petkovic à peine tournée, la FAF s'est projetée sans attendre. Selon DzFoot, cité par Africa Top Sports, un comité technique examine déjà plusieurs candidatures pour le banc des Verts, avec une préférence qui se dessinerait pour un entraîneur issu de l'école espagnole. Un cap qui, mis bout à bout avec les critères filtrés tout au long de l'été, dessine enfin le portrait-robot du prochain sélectionneur de l'Algérie. Et il a de l'allure.
Le portrait-robot par élimination
Reconstituons le puzzle des exigences fédérales, telles que la presse les a documentées depuis un mois. Exit la piste locale : après réflexion, aucun profil algérien n'a été jugé conforme aux exigences du poste, la dimension nationale étant confiée au staff. Exit également la filière française, écartée par principe malgré l'obligation faite au futur élu de maîtriser le français, leçon tirée des difficultés de communication de l'ère Petkovic, italophone jamais totalement à l'aise dans la langue des joueurs et des médias. Restait donc un technicien étranger, francophone, hors France : l'école espagnole, désormais privilégiée, coche la case du prestige. Et soyons francs : viser l'école du champion du monde en titre, c'est au moins viser juste.
Pourquoi l'Espagne fait rêver, et ce qu'elle exigerait
Le choix du modèle n'a rien d'un caprice esthétique. Le sacre de la Roja au Mondial, construit sur une école de formation et une idée de jeu jamais trahie, a rappelé au monde entier où se fabrique le football dominant. Pour une Algérie dont le vivier technique, de Maza à Hadj Moussa, correspond précisément aux principes de possession et de position espagnols, la cohérence sportive existe. Mais l'exigence est réciproque : un technicien de cette école demandera du temps, une identité assumée dans la durée et une fédération qui ne panique pas au premier nul. Une chose est certaine : on n'importe pas la méthode espagnole avec la patience algérienne, il faudra choisir.
Le calendrier, juge de paix impitoyable
Reste l'équation qui conditionne tout : la Zambie arrive le 21 septembre, dans sept semaines, et le futur élu devra composer sa première liste presque en descendant d'avion, dans un vestiaire bouleversé par le mercato et les retraites internationales. Le comité technique devra donc trancher vite, en évitant le piège des longues négociations avec des techniciens sous contrat, écueil déjà rencontré au début de l'été avec la piste Éric Chelle, lié au Nigeria. La disponibilité immédiate pèsera autant que le CV.
Le staff algérien, l'autre moitié du projet
Dernier élément du dispositif, et non le moindre : l'encadrement national appelé à entourer l'étranger, avec Antar Yahia déjà positionné et la volonté affichée d'intégrer d'anciens internationaux, sur le modèle défendu depuis des semaines par les voix les plus lucides du football algérien. C'est ce mariage entre une méthode importée et une âme locale qui fera le succès ou l'échec du prochain cycle. Le jour où la FAF annoncera son choix, une question suffira à le juger : cet homme a-t-il un projet pour 2030, ou un contrat pour septembre ? Réponse, espérons-le, dans les prochains jours.
*Sources : DzFoot, Africa Top Sports, WinWin, Fennec Football*
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