Petkovic-FAF : les détails de la séparation
La résiliation à l'amiable est officialisée : trois mois de salaire d'indemnité pour le sélectionneur comme pour ses adjoints. Autopsie de la fin d'un feuilleton d'un mois.
Cette fois, c'est écrit, signé et détaillé. La Fédération algérienne de football et Vladimir Petkovic ont officialisé la fin de leur collaboration à travers une résiliation de contrat à l'amiable, rapporte Algerie360. Au terme de négociations menées entre les juristes de la FAF et les représentants du technicien, un compromis a été trouvé pour solder un bail qui courait initialement jusqu'en juillet 2028 : le sélectionneur percevra une indemnité équivalente à trois mois de salaire, tout comme ses trois adjoints, David Morandi, Paolo Rongoni et Guido Nanni, dont les fonctions prennent fin dans le même mouvement. Un mois jour pour jour après Vancouver, l'ère Petkovic est terminée.
Un compromis financier plutôt habile
Commençons par les chiffres, car ils sont le cœur de l'accord. Deux années de contrat restaient à courir, avec un salaire revalorisé lors de la prolongation controversée d'avant-Mondial : le scénario du pire chiffrait la rupture à un montant considérable pour une fédération aux finances documentées. S'en sortir pour trois mois de salaire, staff compris, sans contentieux devant les instances internationales, relève d'une négociation plutôt maîtrisée, loin des bras de fer perdus qui jalonnent l'histoire des divorces algériens. Et soyons francs : c'est probablement la seule séquence de cet été que la FAF peut revendiquer sans rougir.
Le prix caché : un mois de chaos
Car le bilan complet doit inclure ce que l'accord ne chiffre pas. Pendant un mois, le football algérien a tout connu : l'annonce d'un départ, la piste Yahia dégonflée pour une licence, une commission recommandant le maintien, une reconduction notifiée, des clauses de résidence durcies, une reprise de fonctions officialisée le 1er août, et une résiliation le lendemain. Chaque étape a produit ses articles, ses polémiques et ses contradictions, jusqu'aux adjoints tour à tour écartés, conservés puis indemnisés selon les versions successives. Une chose est certaine : la destination finale est raisonnable, mais l'itinéraire restera un cas d'école de communication institutionnelle ratée.
Le bilan sportif, à froid
L'heure venue, les chiffres de l'ère Petkovic méritent d'être posés sans passion : arrivé en février 2024 après le naufrage de la CAN ivoirienne, le technicien laisse 24 victoires, 9 nuls, 6 défaites, un quart de finale continental au Maroc et le retour de l'Algérie en Coupe du monde après douze ans d'absence, avant l'élimination suisse qui a tout emporté. Ni le sauveur annoncé, ni le coupable unique d'un système que les révélations de l'été ont mis à nu : l'histoire le jugera plus sereinement que le mois écoulé.
Sept semaines pour tout reconstruire
Reste l'essentiel, et il est devant : la réception de la Zambie le 21 septembre, premier match des éliminatoires de la CAN 2027, arrive dans sept semaines, et le banc des Verts est officiellement vide. La recherche du successeur, déjà engagée, devient l'unique dossier qui compte. Le jour où la FAF annoncera un nom, on saura si ce mois de chaos a au moins servi à clarifier les idées. Le chronomètre, lui, a déjà commencé son décompte.
*Sources : Algerie360, Africa Top Sports, DzFoot*
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