Petkovic est revenu, mais pour combien de temps ?
Le sélectionneur a officiellement repris ses fonctions ce 1er août, sous conditions strictes. Dans le même temps, trois sélections étrangères suivraient sa situation de près.
La nouvelle ère a officiellement commencé. Ce samedi 1er août, Vladimir Petkovic a repris ses fonctions à la tête de la sélection algérienne, refermant cinq semaines d'un feuilleton entamé au coup de sifflet final de Vancouver. Maintenu par la FAF sur recommandation du collège technique présidé par Rabah Saâdane, encadré par des conditions strictes, flanqué d'Antar Yahia comme premier adjoint : le Suisse entame la deuxième vie de son mandat. Mais un détail rapporté par Footalgérien empêche de refermer complètement le dossier : trois sélections nationales suivraient sa situation de près, prêtes à lui offrir une porte de sortie.
Une reprise sous surveillance maximale
Rappelons le cadre inédit de ce retour. Le sélectionneur reprend avec une obligation de résidence de trois semaines par mois sur le sol algérien, appliquée désormais avec rigueur, un programme de travail détaillé à remettre à la fédération, et un staff recomposé où les fidèles Morandi et Neghiz ont laissé place à Yahia, pendant que Nanni, Berrama et Rongoni poursuivent l'aventure. Le collège technique a beau avoir jugé ses objectifs contractuels remplis, voire dépassés, le climat n'est plus celui d'une confiance : c'est celui d'une période d'essai grandeur nature. Et soyons francs : on ne fait pas signer un programme de travail à un homme qu'on croit sur parole.
L'intérêt étranger, vraie info ou levier de négociation ?
Dans ce contexte, l'information des trois sélections intéressées mérite d'être maniée avec précaution. Elle est plausible : un technicien qui a qualifié l'Algérie à un Mondial et dirigé la Suisse dans les grands tournois conserve une cote réelle sur le marché des sélectionneurs, et plusieurs bancs se libèrent traditionnellement après une Coupe du monde. Mais elle tombe aussi à point nommé pour rééquilibrer un rapport de force que la FAF a durci publiquement. Dans le football, les intérêts extérieurs qui fuitent servent souvent celui qu'ils concernent. Une chose est certaine : un Petkovic courtisé négocie ses conditions autrement qu'un Petkovic acculé.
Ce que cette rentrée doit produire, vite
Au-delà des jeux d'influence, le calendrier commande : la liste de septembre se prépare maintenant, dans un vestiaire transformé par le mercato, avec la retraite de Mandi, les départs en cascade et l'émergence d'une génération qui réclame sa chance. La réception de la Zambie le 21 septembre, premier match des éliminatoires de la CAN 2027, offrira le premier verdict d'un attelage Petkovic-Yahia condamné à convaincre d'entrée. Chaque décision de ce mois d'août, du staff complété aux choix de la liste, dira si cette deuxième vie du mandat a un projet ou seulement un contrat.
Un mariage de raison à l'épreuve du terrain
Voilà donc où en est le banc des Verts : un sélectionneur maintenu faute de pouvoir être payé pour partir, surveillé par sa fédération, courtisé ailleurs, et attendu par un public qui ne lui a rien pardonné. Le jour où les résultats reviendront, tout cela s'appellera de la continuité intelligente. S'ils tardent, chacun ressortira ses courriers. Rendez-vous le 21 septembre. Le vrai feuilleton commence maintenant.
*Sources : Livefoot, Footalgérien, Algerie360*
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