Jour J : Yahia entre en fonction chez les Verts
Ce 1er août marque la prise de fonction officielle de l'ancien capitaine comme premier adjoint de Petkovic. Le staff se dessine, avec un directeur sportif encore à nommer.
La date était fixée, elle est arrivée. Ce 1er août marque la prise de fonction officielle d'Antar Yahia comme premier adjoint de Vladimir Petkovic à la tête de la sélection algérienne, conformément à l'accord trouvé avec le SCO Angers pour sa libération. Dix-sept ans après son but d'Oum Dourman, l'ancien capitaine des Verts revient dans la maison algérienne par la porte du banc, au terme de l'été le plus mouvementé de l'histoire récente de la fédération. Le symbole est immense ; le travail qui l'attend l'est davantage.
Ce que sera son rôle, concrètement
Premier adjoint n'est pas un titre honorifique, surtout dans la configuration actuelle. Yahia arrive dans un staff profondément remanié : les adjoints Morandi et Neghiz écartés, mais des continuités préservées avec le préparateur des gardiens Guido Nanni, Nasser-Eddine Berrama et le préparateur physique Paolo Rongoni. Sa mission dépasse le tableau tactique : incarner le lien avec le vestiaire et le public, peser dans les choix, porter la voix algérienne au cœur d'un encadrement critiqué pour sa distance, et préparer avec le sélectionneur la campagne de qualification qui s'ouvre le 21 septembre face à la Zambie. Selon la presse, un directeur sportif, ancien international lui aussi, doit encore rejoindre l'organigramme pour renforcer le lien entre la sélection et l'instance fédérale, et plusieurs postes du staff restent à pourvoir d'ici la rentrée. Et soyons francs : dans l'attelage qui se met en place, Yahia sera jugé comme un co-pilote, pas comme un passager.
Le profil que ce banc attendait
On connaît les limites du CV, on les a assez écrites : pas d'expérience de numéro un au haut niveau, une licence qui a fait capoter la piste du poste principal. Mais le rôle d'adjoint neutralise ces faiblesses et maximise ses forces : la légitimité populaire d'un héros national, le vécu du binational qui parle aux deux rives du vestiaire, une carrière de dirigeant construite de l'US Orléans au Spartak Moscou, et cette autorité naturelle des hommes qui ont marqué les buts qui comptent. Pour la génération Maza, Hadj Moussa et Belaïd, appelée à porter le nouveau cycle, avoir ce référent-là au quotidien vaut tous les discours de motivation. Une chose est certaine : le banc des Verts n'avait plus eu de visage aussi populaire depuis longtemps.
Un attelage condamné à réussir vite
Reste l'équation collective : un sélectionneur maintenu sous conditions strictes et attendu à Alger, un premier adjoint adoubé par le peuple, une fédération qui surveille tout ce petit monde par courriers officiels. Cet attelage inédit n'aura aucun temps d'adaptation : sept semaines le séparent de la Zambie, avec une liste à composer dans un vestiaire transformé par le mercato et des automatismes à créer de zéro entre deux hommes qui n'ont jamais travaillé ensemble. Le jour où le duo Petkovic-Yahia alignera sa première composition, l'été 2026 appartiendra enfin au passé. Ce 1er août en est le premier pas. Bienvenue à la maison, capitaine.
*Sources : Fennec Football, Algerie360, Samir Djabali*
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