La FAF serre la vis à Petkovic
Résidence obligatoire de trois semaines par mois en Algérie, programme de travail détaillé à remettre : le sélectionneur maintenu est attendu à Alger avec des conditions strictes.
Le maintien avait un prix, le voici détaillé. Attendu à Alger dans les premiers jours d'août pour reprendre ses fonctions, Vladimir Petkovic retrouvera une Fédération algérienne décidée à encadrer strictement la suite de son mandat. Selon les informations de WinWin, relayées par DzBallon et Fennec Football, la clause la plus contraignante de son contrat entre désormais en vigueur avec une application annoncée comme rigoureuse : le sélectionneur devra résider au moins trois semaines par mois sur le sol algérien, une exigence jusqu'ici peu respectée. Il devra également remettre à son retour un programme de travail détaillé couvrant les prochaines semaines, en vue des qualifications de la CAN 2027. Détail qui en dit long sur l'état de la relation : toujours en congés, le technicien n'a répondu à aucun des courriers officiels de la fédération.
La fin d'un mode de fonctionnement toléré trop longtemps
Cette clause de résidence n'est pas un caprice administratif, elle répare l'un des griefs les plus anciens contre l'encadrement : celui d'un staff à distance, gérant la sélection depuis l'Europe entre deux rassemblements, coupé du championnat local et de la réalité du football national. L'affaire Morandi, cet adjoint filmé en fan zone suisse qui n'était pas rentré en Algérie depuis l'élimination, a offert la caricature du problème. Exiger la présence physique du sélectionneur, c'est exiger qu'il suive la Ligue 1 dans les stades, qu'il voie les joueurs locaux et qu'il incarne sa fonction au quotidien. Et soyons francs : un sélectionneur payé pour l'Algérie doit vivre l'Algérie, cette évidence n'aurait jamais dû nécessiter une clause.
Un rapport de force assumé, mais risqué
La méthode interroge cependant. En durcissant publiquement les conditions d'un technicien qu'elle vient de maintenir, la FAF joue un jeu d'équilibriste : elle répond à la colère des supporters en montrant qu'elle reprend la main, tout en s'exposant à un bras de fer si Petkovic, dont le silence prolongé ressemble déjà à une réponse, jugeait ces exigences vexatoires. Le programme de travail exigé servira d'ailleurs, selon la presse, à évaluer la réalité de son engagement : autrement dit, la fédération se donne les moyens de documenter une éventuelle rupture future. Une chose est certaine : on ne reconstruit pas une relation de confiance à coups de courriers recommandés.
Le calendrier, seul vrai patron du dossier
Derrière la guerre des clauses, l'échéance approche à grande vitesse : la réception de la Zambie le 21 septembre lancera les éliminatoires d'une CAN 2027 programmée du 19 juin au 17 juillet en Afrique de l'Est, avec un objectif de qualification non négociable après la désillusion mondiale. Entre la prise de fonction d'Antar Yahia, les postes du staff encore vacants et une liste à bâtir dans un vestiaire bouleversé par le mercato, chaque jour d'août comptera double. Petkovic n'aura droit à aucune marge d'erreur dès la reprise.
Une rentrée sous surveillance totale
Le retour du Suisse à Alger, attendu d'un jour à l'autre, lancera donc un mandat d'un genre nouveau : maintenu mais encadré, prolongé mais surveillé. Le jour où les résultats reviendront, ces clauses paraîtront anecdotiques ; s'ils tardent, elles deviendront les pièces d'un procès déjà instruit. À lui de choisir laquelle des deux histoires il veut écrire.
*Sources : WinWin, DzBallon, Fennec Football*
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