Belaïd quitte la JSK pour l'Arabie après une saison
Le défenseur international a levé lui-même sa clause libératoire pour rejoindre Al-Taawon. Un départ qui laisse la Kabylie face à un vide défensif béant.
Une saison. C'est tout ce qu'aura duré l'aventure de Zineddine Belaïd sous les couleurs de la JS Kabylie. Le défenseur international a tranché : direction l'Arabie saoudite et Al-Taawon, malgré une direction kabyle qui a tout tenté pour le retenir. Et le plus frappant dans cette histoire, c'est la manière dont il est parti.
Une clause payée de sa propre poche
Pour s'ouvrir la porte de sortie, Belaïd n'a pas attendu qu'un club vienne négocier son transfert. Il a activé lui-même la clause libératoire inscrite dans son contrat, réglant de sa propre poche le montant de sa libération. Le geste en dit long sur sa détermination à changer d'air. Quand un joueur finance son propre départ, c'est que la décision était mûrie depuis longtemps.
La direction de la JSK n'est pourtant pas restée les bras croisés. Consciente de la valeur de son défenseur, elle lui a proposé une revalorisation salariale pour prolonger l'aventure. Peine perdue. Belaïd a décliné l'offre, préférant tenter sa chance dans un championnat saoudien devenu, en quelques saisons, une destination assumée pour de nombreux joueurs africains et internationaux.
Un pari saoudien dans l'air du temps
Le choix d'Al-Taawon s'inscrit dans une tendance de fond. La Saudi Pro League attire, séduit, et surtout, elle rémunère. Pour un défenseur qui a goûté à la sélection, l'appel du Golfe représente à la fois une reconnaissance financière et un nouveau défi sportif. On ne peut pas lui reprocher de saisir une opportunité que peu refuseraient à sa place.
Reste une nuance qui interroge. La saison de Belaïd à Tizi-Ouzou n'a pas été celle qu'on attendait. Arrivé avec de fortes attentes, il a traversé un exercice compliqué, loin des standards espérés au moment de sa signature. Partir sur une note en demi-teinte pour rebondir ailleurs : le calcul se comprend, mais il laisse un goût d'inachevé du côté du Djurdjura.
La JSK face au chantier défensif
Car au-delà du cas Belaïd, c'est toute l'arrière-garde kabyle qui vacille. Perdre un international à ce poste, c'est ouvrir une brèche qu'il faudra combler vite et bien. La direction a déjà lancé sa cellule de recrutement, avec en ligne de mire Adem Alilet, l'ancien défenseur de l'USM Alger, pressenti pour renforcer un secteur fragilisé.
Le défi est de taille pour un club dont l'histoire s'est bâtie sur la solidité collective et l'exigence. La JS Kabylie, ce n'est pas n'importe quelle institution du football algérien. Chaque recrutement y est scruté, chaque départ commenté jusqu'en France, en Belgique et au Canada, là où la diaspora kabyle suit chaque soubresaut de son club de cœur.
Un départ qui divise
Dans les gradins virtuels des supporters, le débat fait rage. Fallait-il tout faire pour retenir un joueur qui, visiblement, avait déjà la tête ailleurs ? Ou vaut-il mieux repartir sur des bases neuves avec des hommes réellement engagés dans le projet ? Le mercato répondra en partie à ces questions.
Une chose est certaine : la JSK entre dans une phase de reconstruction défensive qui pèsera lourd sur sa saison. Le géant kabyle a les épaules pour rebondir, à condition de recruter juste. Un club se juge autant à ses départs qu'à ses arrivées.
_Source : La Gazette du Fennec_
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