Hadj Moussa s'éloigne d'Al Ahli
La piste saoudienne se refroidit pour l'ailier de Feyenoord, courtisé aussi en Premier League. Un rebondissement qui pourrait arranger tout le monde, sauf Djeddah.
Le feuilleton de l'été autour d'Anis Hadj Moussa vient de connaître son premier vrai rebondissement. Selon La Gazette du Fennec, la piste menant à Al Ahli se refroidit sérieusement, alors que le club saoudien, ancien employeur de Riyad Mahrez, faisait figure de courtisan le plus pressant pour l'ailier de Feyenoord. Les positions ne se sont pas rapprochées, et le dossier s'éloigne au moment où le marché s'accélère partout en Europe.
Un prix qui a tout figé
Le nœud du dossier n'a jamais changé : Feyenoord réclame une somme colossale, évoquée autour de 37 millions d'euros, pour lâcher son numéro 11. Une exigence assumée par le club néerlandais, qui sort d'une saison où l'Algérien a inscrit 14 buts et délivré 7 passes décisives en 40 matchs, et qui sait qu'un joueur de 24 ans auteur d'un Mondial remarqué ne se brade pas. Al Ahli, malgré sa puissance financière, n'a visiblement pas souhaité s'aligner sans conditions. Et soyons francs : quand un club du Golfe hésite sur un prix, c'est rarement l'argent qui manque, c'est la conviction.
Une non-signature qui ressemble à une chance
Disons-le clairement : ce refroidissement est peut-être la meilleure nouvelle de l'été pour les Verts. À 24 ans, au sommet de sa progression, désigné par tout un peuple comme l'héritier naturel de Mahrez sur l'aile droite, Hadj Moussa a davantage à gagner dans un grand championnat européen que dans un exil doré. Aston Villa et d'autres formations de Premier League suivent le dossier, et son profil de dribbleur percutant colle parfaitement à l'intensité anglaise. Mahrez lui-même n'a rejoint le Golfe qu'après avoir tout gagné en Europe, à 32 ans. La chronologie d'une carrière n'est pas un détail, c'est toute la différence entre un patrimoine et un potentiel.
Feyenoord, un port d'attache qui ne le dessert pas
L'autre scénario n'a rien d'une punition. Rester une saison de plus à Rotterdam signifierait retrouver un public qui l'adore, un statut de star incontestée et la vitrine de la Ligue des champions ou de l'Europa League pour faire encore grimper sa valeur. Son compatriote Amoura, dont le transfert avait été bloqué par Wolfsburg l'an dernier, a montré qu'une saison d'attente pouvait aussi compliquer les choses ; mais le contexte diffère, Feyenoord jouant le haut de tableau. Une chose est certaine : un joueur qui brille dans un club qui gagne ne perd jamais sa cote, il la fait mûrir.
Le nouveau cycle des Verts en toile de fond
Ce dossier dépasse le mercato. Avec la retraite de Mahrez et la reconstruction qui s'annonce, Hadj Moussa devient l'homme autour duquel le prochain sélectionneur bâtira son animation offensive, dès les éliminatoires de la CAN 2027 en septembre. Son environnement de club, son temps de jeu et son niveau de compétition seront scrutés comme jamais, d'Alger à Rotterdam en passant par les cafés de la diaspora à Lille et Montréal. Le jour où Hadj Moussa choisira l'Europe plutôt que le confort, il enverra un message à toute sa génération. L'été nous dira s'il l'a compris.
*Source : La Gazette du Fennec*
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