Everton et Stuttgart se disputent Amoura
La relégation de Wolfsburg rend le départ de l'attaquant algérien inévitable. Deux projets s'affrontent pour l'accueillir, et Wolfsburg réclame une fortune.
La relégation de Wolfsburg a scellé le sort de son joyau. Mohamed Amine Amoura ne jouera pas en deuxième division allemande, tout le monde l'a compris, à commencer par son entourage qui multiplie les échanges avec la direction des Loups pour faciliter un départ cet été. Deux prétendants tiennent la corde : Everton, qui veut reconstruire son attaque autour de profils de vitesse, et Stuttgart, qui mise sur son expérience de la Bundesliga pour une intégration immédiate. Le feuilleton de l'été algérien est lancé.
Une saison compliquée qui n'a pas effacé sa cote
Soyons honnêtes sur le bilan : l'exercice écoulé n'a pas été à la hauteur de sa première saison éclatante. Freiné par des pépins physiques et plombé par le naufrage collectif de Wolfsburg, Amoura a tout de même inscrit huit buts dans une équipe en perdition, tout en restant l'atout offensif numéro un des Verts. Sa blessure en juin avec la sélection face au Rwanda est derrière lui : le club allemand a annoncé son retour à l'entraînement collectif avec un message resté fameux, avertissant les défenseurs que la vitesse était de retour. Un joueur chronométré parmi les plus rapides de Bundesliga ne perd jamais vraiment sa valeur marchande. Et soyons francs : dans une équipe reléguée, huit buts valent quinze ailleurs.
Le nerf de la guerre : le prix fixé par Wolfsburg
C'est là que le dossier se corse. Sous contrat jusqu'en 2029, l'Algérien est valorisé très haut par sa direction, qui espérerait récupérer jusqu'à 50 millions d'euros selon DzBallon, alors que son entourage pousse pour une baisse des exigences. Le club avait déjà refusé 35 millions de Benfica il y a un an, un choix qui paraît aujourd'hui bien coûteux. Détail qui change tout : une clause de son contrat prévoit une réduction de 35 % de son salaire en cas de relégation, ce qui renforce la détermination du joueur à partir. Un club qui retient un joueur en baissant son salaire joue un jeu dangereux.
Deux projets, deux philosophies
Le choix qui s'annonce dépasse la question du blason. Everton offre la Premier League, l'exposition maximale et un projet ambitieux dans son nouveau stade, mais aussi le risque d'un football physique où les attaquants étrangers mettent parfois du temps à s'acclimater. Stuttgart propose la continuité : même championnat, adaptation immédiate, et la perspective de l'Europe. Pour la sélection, l'équation est simple : l'Algérie a besoin d'un Amoura qui joue et qui marque, dès septembre et les éliminatoires de la CAN 2027, dans un cycle post-Mahrez où il devient l'arme offensive numéro un. Une chose est certaine : son prochain choix de club pèsera sur quatre ans de football algérien.
L'été de la maturité
À 25 ans, l'enfant de Jijel aborde le transfert charnière de sa carrière, celui qui sépare les bons attaquants des grands. De l'Union Saint-Gilloise à Wolfsburg, il a toujours franchi les paliers en surprenant tout le monde. La diaspora, qui a fait de ses célébrations acrobatiques un rituel des soirées de match, suivra chaque rebondissement. Le jour où Amoura signera dans un club taillé pour sa vitesse, la Bundesliga regrettera de l'avoir laissé filer. Reste à savoir qui paiera le prix fort.
*Sources : DzBallon, Foot Afrique, Africafoot*
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