Chergui et Kebbal ont un nouveau coach
Le Paris FC se sépare d'Antoine Kombouaré et nomme Liam Rosenior jusqu'en 2028. Pour les deux Algériens, la saison qui s'ouvre ressemble à une remise à zéro.
Un banc de touche qui change, et ce sont deux carrières algériennes qui rebattent leurs cartes. Le Paris FC a acté le départ d'Antoine Kombouaré, arrivé seulement en février dernier alors qu'il était encore lié au club jusqu'en 2027. Pour lui succéder, la direction parisienne a misé sur le technicien anglais Liam Rosenior, engagé jusqu'en juin 2028 et attendu sur le terrain dès le jeudi 9 juillet. Deux joueurs suivent cette annonce avec une attention particulière : Samir Chergui et Ilan Kebbal.
Le paradoxe d'une saison à deux visages
Leur histoire récente est une leçon de contexte. C'est sous Stéphane Gilli que les deux hommes se sont révélés, jusqu'à s'ouvrir les portes de la sélection algérienne. Un entraîneur, un système, une confiance : les trois ingrédients qui transforment un joueur de rotation en cadre. Puis Gilli est parti, Kombouaré est arrivé, et la mécanique s'est enrayée. Coup de mou pour l'un comme pour l'autre, aggravé par des pépins physiques qui ont haché leur rythme. Et soyons francs : un joueur en manque de temps de jeu n'existe plus aux yeux d'un sélectionneur.
Rosenior, un profil qui peut leur convenir
L'Anglais n'est pas un inconnu du football français, lui qui a déjà dirigé en Ligue 1 après un passage remarqué en Championship. Sa réputation le précède : un jeu de position exigeant, une possession assumée, une préférence marquée pour les profils techniques capables de jouer dans les intervalles. Sur le papier, cela ressemble à un terrain d'expression pour un Chergui à l'aise dans les zones intermédiaires et pour un Kebbal qui vit du ballon dans les pieds. Reste que les entraîneurs ne recrutent pas de sympathie : Rosenior arrivera avec ses idées, son classement à défendre, et une hiérarchie à établir de zéro.
Une remise à zéro qui peut sauver ou enterrer
C'est là que réside l'enjeu réel. Un changement de coach ne garantit rien, il ouvre une fenêtre. Chaque nouveau cycle redistribue les rôles, efface les ardoises et récompense ceux qui se présentent prêts à la reprise. Une chose est certaine : la préparation estivale sera le vrai match de leur saison. Pour Chergui comme pour Kebbal, le timing ne pourrait pas être plus lourd de sens, alors que l'équipe d'Algérie entre dans une reconstruction post-Mondial où toutes les places sont à prendre. Un joueur en pleine confiance en Ligue 1 pèse infiniment plus lourd qu'un souvenir de bonne saison passée.
Le Paris FC, un club en pleine mutation
Derrière ce feuilleton d'entraîneurs, il y a un club qui cherche sa stabilité et son identité. Trois techniciens en un peu plus d'un an, cela raconte l'impatience d'un projet ambitieux qui veut brûler les étapes. Pour les deux internationaux algériens, l'instabilité du banc a longtemps été un handicap. Elle peut désormais devenir une chance, à condition de séduire vite. Le jour où ils retrouveront leur niveau de la saison Gilli, la sélection reprendra le téléphone. La diaspora parisienne, elle, n'a jamais cessé de les suivre au stade Charléty.
*Source : La Gazette du Fennec*
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