Aït-Nouri à City : 105 minutes et un avenir en suspens
Écarté par Maresca, absent contre Liverpool et exclu du dernier stage des Verts, le latéral gauche traverse une période critique. Janvier pourrait tout changer.
Un début de saison à l'arrêt
Les chiffres sont durs. Rayan Aït-Nouri n'a disputé que 105 minutes sur les sept premiers matchs de Manchester City toutes compétitions confondues, selon Sports Mole : quinze minutes en Ligue des champions et un match complet en Coupe de la Ligue contre Norwich (5-0). Pour le choc face à Liverpool, Enzo Maresca ne l'a même pas retenu dans le groupe.
Le latéral gauche algérien, recruté en juin 2025, est sous contrat jusqu'en 2030. Mais sa place dans la rotation a fondu avec l'émergence de Nico O'Reilly et le retour de blessure de Joško Gvardiol. Selon le Manchester Evening News, Maresca le verrait désormais davantage comme un ailier gauche, un poste où la concurrence est tout aussi rude.
Le mercato déjà dans les têtes
En fin de mercato estival, Manchester United s'était renseigné et la Juventus avait tenté un prêt avec option d'achat. City a repoussé les deux approches. Mais la presse anglaise évoque désormais un départ possible dès janvier, et la piste italienne paraît la plus réaliste.
L'affaire Zambie toujours en suspens
Ce passage à vide en club s'ajoute à une rupture en sélection. Le 25 septembre, lors d'Algérie–Zambie (3-1), Aït-Nouri, remplaçant, avait été envoyé à l'échauffement avant d'être rappelé sur le banc après l'égalisation zambienne. Quand Hemdani lui a de nouveau demandé de s'échauffer après le but d'Ibrahim Maza, le joueur a refusé et un vif échange a suivi. Le lendemain, la FAF annonçait son départ du rassemblement.
Depuis, des signes d'apaisement apparaissent. Selon Afrik-Foot, qui cite le journaliste Hafid Derradji, une réunion entre le président de la FAF Walid Sadi et Hemdani doit avoir lieu. Aït-Nouri serait prêt à présenter ses excuses au staff, qui serait disposé à les accepter.
Et soyons francs : son comportement face à la Zambie n'avait aucune justification. Un joueur, quel que soit son statut, ne refuse pas une consigne de son sélectionneur en plein match. Mais il serait dommage que l'Algérie se prive durablement d'un latéral présent sur les quatre matchs du Mondial 2026.
Un cercle à briser
Le problème est simple : sans temps de jeu en club, il arrive en sélection avec moins de rythme et plus de frustration. Et sans sélection, il perd une vitrine pour se relancer. Jaouen Hadjam, titulaire à gauche contre la Zambie et buteur ce soir-là, a montré que le poste ne restait pas vacant.
Pour Hemdani, le dossier dépasse le seul cas du joueur. Réintégrer Aït-Nouri après des excuses sincères montrerait que la porte reste ouverte. Le réintégrer sans rien exiger affaiblirait l'autorité qu'il a voulu poser dès son premier match.
Une chose est certaine, les prochaines semaines décideront de beaucoup. Des excuses sincères et du temps de jeu, en club ou ailleurs, pourraient tout relancer.
Le jour où Aït-Nouri retrouvera le terrain avec régularité, l'Algérie retrouvera l'un de ses couloirs gauches les plus dangereux.
Sources : Sports Mole, Foot Africa (Manchester Evening News), Onze d'Afrik, TSA, Afrik-Foot
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