Bensebaïni brise le silence et recadre les rumeurs
Accusé sur les réseaux sociaux de tensions avec le staff, le capitaine des Verts a publié un démenti ferme et rappelé ce que représente le maillot national.
Un message sans détour
Ramy Bensebaïni a choisi Instagram pour couper court. Le défenseur du Borussia Dortmund, devenu le cadre principal des Verts depuis les retraites internationales de Riyad Mahrez et Aïssa Mandi, a publié un démenti visant les rumeurs qui circulaient depuis la fin du rassemblement. Selon ces bruits relayés sur les réseaux sociaux, il aurait eu un accrochage avec l'encadrement technique, voire demandé une dispense avant le match amical face au Niger, une demande que Brahim Hemdani aurait refusée. Certains évoquaient même un départ anticipé du stage.
La réponse du joueur tient en quelques lignes. Il qualifie ces propos de totalement faux et sans fondement, puis rappelle sa vision du maillot : « La sélection nationale n'est ni un acquis, ni une option. » Il parle ensuite d'un privilège qui réclame respect, discipline, humilité et dévouement, avant de conclure par un « À bon entendeur » qui n'a rien d'anodin.
Un climat propice aux rumeurs
Pourquoi un tel message maintenant ? Parce que le contexte s'y prête. Le premier stage de l'ère Hemdani a été agité : l'exclusion de Rayan Aït-Nouri au lendemain d'Algérie–Zambie, un nul laborieux au Burundi (2-2), puis une victoire sans éclat contre le Niger (2-1). Dans ce climat, la moindre rumeur prend vite de l'ampleur, surtout quand elle touche le capitaine.
Sur le terrain, Bensebaïni n'avait pourtant rien à se reprocher face au Niger. Entré en seconde période, il a transformé le penalty de la victoire à la 73e minute. Difficile d'y voir le comportement d'un joueur qui voulait quitter le groupe.
Et soyons francs, ce démenti dit aussi quelque chose de l'époque. Un joueur de son statut ne devrait pas avoir à se justifier publiquement face à des comptes anonymes. Mais dans une sélection qui sort d'un été chargé et d'un changement de sélectionneur, le silence aurait laissé la place à toutes les interprétations.
Le message vise-t-il quelqu'un ?
La formule sur la sélection qui n'est ni un acquis ni une option sera forcément lue à la lumière de l'affaire Aït-Nouri. Rien ne permet d'affirmer que Bensebaïni pensait à son coéquipier, et il serait malhonnête de le lui prêter. Il n'empêche : en posant la discipline et l'humilité comme conditions, le capitaine s'aligne clairement sur la ligne fixée par Hemdani depuis son arrivée.
C'est peut-être là le plus important. Un sélectionneur qui veut imposer de l'exigence a besoin de relais dans le vestiaire. En prenant la parole de cette manière, Bensebaïni endosse ce rôle sans détour.
Novembre en ligne de mire
Les Verts se retrouveront en novembre pour une double confrontation face au Togo, le 14 à Tizi-Ouzou puis le 17 à Lomé, pour les 3e et 4e journées des éliminatoires de la CAN 2027. Le groupe aura besoin de sérénité pour aborder ces deux rendez-vous, et le message de son capitaine va dans ce sens.
Une chose est certaine, Bensebaïni a voulu fermer le dossier avant qu'il ne s'installe. Reste à savoir si les rumeurs s'arrêteront pour autant.
Le jour où le vestiaire des Verts parlera d'une seule voix, les bruits de couloir perdront tout leur pouvoir.
Sources : Africa Top Sports, TSA, Afrik-Foot
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